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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 18:10

Sortie : mai 2011

Label : n5md

Genre : Ambient, Shoegaze, dreamlike Electronica

Note : 7/10

 

Tim Ingham est Winterlight. Cet avatar romantique cache un album qui ne l'est pas moins. Hope Dies Last, premier disque de l'Anglais, est une ode à la mélancolie et aux promesses. L'éminente maison américaine n5md lui offre une entrée par la grande porte. Nul besoin de tergiverser plus longtemps, et pénétrons plutôt sa musique.

 

Hope Dies Last est lumineux, éblouissant même. Les envolées oniriques, les halos de mélodies moirées et les nuées de vapeur cotonneuse décrivent des états de songes sans cesse illuminés. La musique de Winterlight se situe au confluent de l'ambient, du shoegaze et de l'électronica. Ingham nous mène dans l'endroit où l'espoir s'éteint en dernier. Lyrisme et nostalgie se mêlent à une béatitude planante, les brumes mélodiques se superposent à l'infini, et les rythmiques ont le moelleux de la ouate. Certains percevront peut-être cette dimension poétique comme un trop plein de bons sentiments. Le risque existerait si une patine de tristesse ne recouvrait l'ensemble. J'admettrais toutefois qu'il faut choisir son moment pour plonger (ou se re-plonger) dans Hope Dies Last. Agacement ou amertume peuvent s'en trouver exacerber. Mais là n'est pas le propos, et si cela n'a toujours pas été dit, l'album de Winterlight est d'une beauté éloquente, bouleversante et infiniment délicate. Bloc compact (pourtant foncièrement gazeux) d'émotions ambivalentes et dotées de cette nature brutale des âges encore tendres. L'album s'inspire ainsi de la nostalgie qu'éprouvait Tim Ingham de sa jeunesse, et du temps qu'il a passé à écouter avec passion Radio Moscow et d'anciennes radios du bloc de l'Est. Chose dont atteste l'artwork et les voix radiophoniques de la fin de Zvenya. Les chorus de Becca Riedtmann embrasent l'introductif A Sky Full Of Clouds. Quelle gifle que ce morceau, ancienne réalisation de Winterlight dont les basses et structures rythmiques furent retravaillées par Mike Cadoo. Propulsion d'une force insoupçonnée vers de lointaines novas, les vents balayent la réalité et creusent la distance avec le sol. Plus question de redescendre. Il y a une certaine innocence boc-ienne dans Hopes Dies Last, oscillant le long des nappes ou flirtant avec les doux rebonds du beat. Your Wings Make You Fly, Awake and Sleeping, Natvardsgasterna, Suddenly Something Good et le final ambient et presque sombre I Still Hope sont parmi les plus belles pièces.

 

Hope Dies Last est une divine oeuvre d'électronica, mêlée de shoegaze brumeux - forcément assez peu doggystyle. Les amoureux de Bitcrush et de Port-royal n'ont pas à hésiter. Les autres, en mal d'élans romantiques, non plus.

 

186

par Manolito

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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