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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 14:46

Date : 17 octobre 2009
Lieu : Aquaboulevard (Paris)



Les soirées We Love sont paradoxales. Réputées pour être les plus dansantes de la capitale, elles sont aussi le rendez-vous de l’étalage de pognon par un public parisien friqué. Cette We Love Luciano commence donc plutôt mal avec son entrée à 28 euros !

1h du matin, l’Aquaboulevard se profile. Manque de signalisations à l’entrée, personne ne sait quoi faire. On comprend vite qu’il faut se mettre pieds nus et se délester du maximum d’affaires. Mais la joyeuse ambiance est gâchée par un nombre incalculable de petites merdeuses et de bourrins de service qui veulent absolument accéder aux vestiaires en moins de 5 min. Passé cette épreuve donnant envie de tuer des gamines du XVIe, l’accès à la piscine apparaît comme une libération. En moins de 30 sec, ce mauvais passage va être balayé.

 

 

Le lieu est gigantesque avec ses deux dancefloors et ses 2.000 personnes. Tout le monde est pieds nus, une grande partie enlève le haut, des filles se baladent en maillot. La baignade est interdite, par mesure de sécurité et cela se comprend quand on voit l’état avancé de certains. Direction la piste principale où Luciano trône fièrement au-dessus de la foule pour sa all-night long. Son set est résolument house et transpire l’Espagne par tous les pores. On a l’impression d’être à Barcelone, à danser sur la plage. La chaleur, l’humidité font plonger la soirée dans une ambiance surréaliste. Les gens lèvent les bras à la moindre montée. Le temps passe, Luciano mixe avec fluidité et enchaine des tracks tech-house emplies de sonorités latines, jazzy. Rarement un set aura été autant groovy. La foule est totalement acquise à sa cause et en redemande. Ne cédant jamais à la facilité, le Chilien fait durer le plaisir, prend son temps, joue avec le public. L’échange est fantastique. Il est seulement question de plaisir et d'éphémère insousciance.

L’autre scène de la soirée (qui voit passer Alex Picone, Reboot, Gavin Herlihy) est tout aussi blindée. Le son y est plus dur mais hautement addictif. Le public déambule de partout, squatte allègrement les vestiaires pour X raisons. Cette soirée déborde de classe. Les sourires se figent définitivement alors que Luciano tient toujours les rênes.


We Love a frappé très fort en proposant une des plus belles soirées de l’année. Malgré une introduction éprouvante et un son qui résonnait (mais était-ce évitable ?), cette nuit fut surréaliste, apparaissant comme une sorte de "parenthèse" indélébile, nous téléportant directement en plein été sur la plage, les pieds dans le sable.

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans concert-soirée-festival
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