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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 13:52

Sortie : 10 octobre 2011

Label : Triangle Records

Genre : Witch-house, trip ésotérique, proto-techno-indus

Note : 6/10

 

Water Borders est la dernière signature en date du label en vue TRI▼ANGLE Records. L’écurie new-yorkaise nous habitue depuis quelques temps à un son résolument orienté vers cette foutue scène witch-house. Le problème avec la witch-house c’est qu’elle est malheureusement parasitée par ce groupe inaudible qu’est Salem (chronique ici) et qui fait toujours figure de tête de gondole. C’est bien regrettable car à côté de ces escrocs se trouvent des groupes légèrement plus fréquentables (n’allons pas trop loin non plus, la witch-house ne passera pas l’hiver de toute façon) tel Balam Acab (chronique ici). Pour Water Borders, pas de chichi, dès les premières notes on reconnaît immédiatement cette esthétique dans l’air du temps.

 

Harbored Mantras est le premier album du duo de San Francisco et, histoire d’éviter de vous faire perdre votre temps, l’ensemble n’est pas dégueulasse. A la différence de Salem (décidément on y revient toujours), l’esbroufe est moins apparente et on serait presque tenter de croire à ces visions sataniques. Pourtant, la voix du chanteur est le plus souvent repoussante, laissant l’impression d’entendre une vulgaire vocalise d’un pseudo groupe indus du Berlin Est 80’s. Mais passé cette désagréable impression et pour peut que l'on veuille bien adhérer au principe, Harbored Mantras se révèle être une étrange errance sonore.

Entre proto-techno, rythmiques tribales et enrobage indus, on se laisse manipuler. L’ambiance est lourde, convoquant d’obscurs démons. Les cloches de Tread On Them et les courants d’airs glaçant l’espace sonore se font échos pendant que le beat métallique de What Wiwant nous martèle le crane. Chaque morceau se déploie hasardement, ne prenant jamais une direction fixée d’avance. En cela, la musique de Water Borders sait se révéler prenante.

Parfois, la voix féminine du groupe s’impose et permet de retrouver l’esprit malsain de Fever Ray (chronique ici). Parfois, des sons insolites, sortis de nulle part, arrive à nous faire flipper à la façon de Demdike Stare (chronique ici). Parfois, un morceau lancinant comme Feasting On Mongeese se trouve chambouler par l’arrivée soudaine d’une rythmique tribale envoûtante. Ajoutons à cela pléthore d’instrumentations étrange, le plus souvent emprunté au gamelan, et vous aurez compris que Water Borders déploie sa toile sans garde-fou.

 

Water Borders n’est pas là pour faire plaisir. Quant à savoir s’il s’agit uniquement d’un groupe surfant sur la vague actuelle witch-house, il n’y a qu’un pas que je me garderai de franchir. Pris dans son contexte actuel, Harbored Mantras est un album plutôt malin, réussissant à instaurer une réelle ambiance perverse et c’est toujours ça de pris.

 

http://positivedestruction.files.wordpress.com/2011/07/water-borders-harbored-mantras.jpg

 

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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