Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • : Au confluent des musiques électroniques, du rap et des autres styles, ce blog, ouvert et curieux. Chroniques de l'actualité des sorties IDM, électronica, ambient, techno, house, dubstep, rap et bien d'autres encore...
  • Contact

Recherche

Archives

Catégories

5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 09:39

Sortie : septembre 2011

Label : Noble

Genre : Deep-techno mélancolique

Note : 6,5/10

 

Velveljin est un duo japonais installé à Paris. Yohei Yamakado et Mana Haraguchi ont sorti un premier album, autoproduit, l’an dernier. A part ça, on ne sait pas grand-chose étant donné la relative confidentialité du projet. Quelques lives dans des galleries d’art et basta.

 

Nostalghia est un album de deep-techno taillé pour l’hiver. On va de suite évincer la référence explicite à Tarkovski, dont Nostalghia emprunte le nom d’un film, pour se concentrer uniquement sur la musique. Ce LP est plutôt emmerdant pour la simple et bonne raison qu’il se révèle autant attachant que superficiel.  Il ne suffit pas de vouloir faire du Pantha du Prince pour nécessairement arriver à créer des comptines mélancoliques de qualités. L’enrobage de Nostalghia est un trompe l’œil. C’est beau, ça donne envie de chialer en prenant son voisin dans les bras ou de se lover sous sa couette en écoutant la pluie tomber,… Ok, ok, c’est de la deep-techno pour les danseurs solitaires et romantiques.

Mais est-ce suffisant pour marquer les esprits ? Pas vraiment. Il manque à Velveljin la science des constructions poétiques, la fragilité d’une puissance contenue, la mise en place d’orchestrations instables. Nostalghia reste trop lisse, trop propre. Les petits sons cristallins et les clochettes de Straub n’arrivent pas à provoquer l’émoi suffisant. On aurait envie que cet album puisse sublimer le présent mais il ne fait que l’effleurer, nous laissant seul, un peu couillon. Alors soit le duo voulait seulement nous offrir une porte d’entrée vers des songes spleenien et dans ce cas, c’est réussi, soit il voulait nous offrir un voyage totale et pour le coup, on reste à la porte d’embarquement.  J’aurai tout de même tendance à opter pour le premier choix quand, à l’écoute de Xoanon, je me dis que non, décidément, les trips Natures & Découvertes c’est frelatés. Mais en même temps, un titre comme Nostalghia arrive à faire jaillir quelques larmes avec son final crève-cœur. Emmerdant je vous dis.

 

C’est donc le cul entre deux chaises que nous laisse Velveljin avec ce Nostalghia riche en promesses. Il n’en demeure pas moins que cet album saura parfaitement s’adapter à l’hiver qui débute et arrivera sans aucun doute à en émouvoir certains. Pour les autres, on va se contenter d’attendre le prochain album car on sent que Velveljin est capable de nous sortir un album de techno mélancolique digne de ce nom.

 

http://www.israbox.com/uploads/posts/2011-12/1325145933_1-velveljin-nostalghia.jpg

 

par B2B

Partager cet article

Published by Chroniques électroniques - dans disque
commenter cet article

commentaires

Greg 07/01/2012 20:03

Jolie chronique ! et qui paradoxalement donne assez envie. Je n'ai pu écouter qu'un titre pour le moment, c'est Vogelfluglinie, qui colle parfaitement à l'ambivalence de ton propos, mais dont
l'écoute se révèle tout de même assez plaisante ; et je vais me plonger dans l'album !

En revanche, ça m’intéresserait de savoir ce qui pour toi serait un album vraiment réussi dans le genre "deep techno mélancolique" car je sens que ça devrait me plaire. (le Robag Wruhme et le
Pantha du Prince ont déjà bien tournés dans mes oreilles). Enfin si tu as deux ou trois autres noms, je suis preneur !
Merci et Salut!

Chroniques électroniques 08/01/2012 11:10



C'est clair que sur le créneau deep-techno mélancolique, il n'y a pas grand chose. A mon avis tu as déjà écouté le dernier Dominik Eulberg. Tu peux aussi piocher quelques morceaux dans l'album
d'Arandel. Mis à part ça, rien de totalement concluant ailleurs.