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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 11:33

Sortie : 13 mai 2011

Label : autoproduit

Genre : Electronica-pysché-lo-fi-hip-hop

Note : 7/10

 

La scène électronica-psyché californienne n’en finit plus d’enfanter d’obscurs rejetons. Los Angeles fait figure de terre promise, de promesse d’un eden aux couleurs éclatantes. Toute la clique naviguant autour de Flying Lotus a digéré les préceptes du gourou. Les barrières musicales s’estompent et font place à un enchevêtrement des formes, une remise à plat des notions d’espace et de temps. Alors que beaucoup pensent que la musique stagne, qu’elle n’arrive plus à inventer, toute une école est en train de créer une esthétique nouvelle dont le but premier n’est pas la démonstration technique mais la création d’un espace du possible. Est ainsi née une électronica aux contours impalpables.

 

Vektroid est un Américain d’à peine 18 ans, n’appartenant à aucun label. Ses productions trouvent preneur via le réseau BandCamp. Starcalc est son premier album.

Il est sidérant de constater à quel point ce gamin a réussi à livrer un album intemporel, faisant la part belle aux sonorités analogiques des 80’s, alors même qu’il n’a jamais connu cette époque des Amstrad 6 128+. Son album baigne dans un étrange monochrome où le moindre pixel étale sa fierté. Sans jamais virer dans la musique 8-bit, Vektroid prend plutôt le chemin d’une électronica vaporeuse que l’on peut aisément rapprocher de Matthewdavid et son label Leaving Records. Le beat est pourri, les filtres figent la musique derrière un calque et le tout vous plonge dans un état proche de la béatitude. Quand on croit reconnaître un son, aussitôt ce dernier disparaît derrière une étrange nappe grésillante. Quand on pense détenir la clé d’un morceau, une écoute nouvelle vient remettre à plat nos certitudes. Car toute la magie réside dans cette immersion imposée. Starcalc n’est pas un album parfait, morceaux parfois trop long, compositions lo-fi parfois trop easy, mais il possède un pouvoir d’attraction indéniable. Une fois que l’emprise est là, vous n’avez plus qu’à laisser voguer votre imagination. Le terreau se révèle fécond et le voyage prend des allures de trip sous LSD. Mais jamais pourtant vous ne verrez de territoires sombres tant l’ensemble ressemble à un lever de soleil irréel sur la route n°1 californienne. La musique fait alors office de guide spirituel.

 

On se sent bien, sans savoir ni pourquoi, ni comment on est arrivé à cet état là mais une chose est sur, on n’a aucunement envie que la route s’arrête. Starcalc est un partenaire de choix et Vektroid une valeur à suivre. Bon trip.

 

http://bandcamp.com/files/14/62/1462450431-1.jpg

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

Cornell 23/12/2011 14:36

Plus j'écoute cet album, plus je l'aime.