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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 17:22

Sortie : rentrée 2009

Label : Impulsive Art

 

Au sein de Chroniques électroniques, il est rare que nous parlions d'un disque paru il y a plus de six mois. Sauf quand le cru est exceptionnel. Certains se souviennent peut-être de ma chronique rédigée à propos du premier album d'Atmogat (ici), troisième production du jeune label grec Impulsive Art. Ledit label est dirigé par Panagiotis Pagonis, connu par certains sous le pseudonyme d'Abstractive Noise. La première sortie d'Impulsive Art avait vu le jour dans une relative confidentialité. Cousu d'electronica crépusculaire et de cordes langoureuses, Symbiosis of Contradictions du Russe IP Neva fut pourtant un des plus beaux albums du genre parus en 2008. C'est alors que les sorties du prometteur double LP d'Igorr et de l'attendu nouvel album de Frank Riggio sont annoncés prochainement que nous choisissons de revenir sur Thesis, première compilation de la maison grecque où figurent des références électroniques expérimentales.

 

Voilà un disque littéralement terrifiant, tout d'abord par sa capacité à brouiller les contrastes entre noirceur âcre et lumière salvatrice. Thesis se joue des spectres pour investir l'espace sonore sans surcharge à l'aide de soundscapes captivants. Quelle joie de découvrir un nouveau label capable de peindre de tels tableaux sombres et évanescents. On retrouve de vieilles connaissances, avec tout d'abord IP Neva et sa glorieuse capacité d'introduction (Artificial Crisis), Atmogat avec son style rugueux et son approche rythmique abrupte (Distorg) ou le phénoménal Hollandais Tapage et ses découpages oniriques fendant la brume (Last Inhale). D'autres moins connus des masses apportent aussi leur contribution à cet irrésistible casting. Mobthrow, qui sur Xsozheim nous plonge vers des abysses aquatiques insondés. La texture rythmique presque pneumatique alliée aux bourrasques électriques et lugubres d'Abstractive Noise sur le vrillé Charnel's Insects résonne comme le point d'orgue de l'opus. Les styles si particuliers de Larvae, de Keef Baker et de Mad EP sont également à saluer de très haut. Une question subsiste pendant les écoutes répétées. Comment avons nous pu passer à côté d'un tel chef d'oeuvre ? Tant d'implacable maîtrise me donne froid dans le dos. Désarmante fermeture, The Oldest Door par Spyweirdos laisse apercevoir un piano et des crins frottant les cordes comme une plainte romantique et pleine d'espoir.

 

Il va falloir désormais compter avec Impulsive Art. Ceux qui ne juraient que par des maisons comme Tympanik, Spectraliquid, Ad Noiseam ou Hymen sont plus qu'heureux d'ajouter un membre à l'illustre fratrie. Peu avant les sorties précédemment annoncées, l'immersion dans une des plus belles compilations du genre est plus que jamais indispensable. Énorme claque.

thesis.jpeg

par Ed Loxapac

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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