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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 22:37

Sortie : avril 2010

Label : Jahtari

 

Jahtari ou la team des spécialistes ès digi-dub. Ce label de Liepzig s’adonne corps et platines au dub électronique et décrit la musique de ses artistes comme du "digital laptop reggae". Nous avions déjà eu l’occasion de citer le collectif lors de la sortie des EP de Tapes (chroniqués ici et ici). Cette compilation rassemblant les Jahtarian Dubbers - une espèce à part définitivement – permet d’appréhender davantage un label dont l’intégrité envers le dub classique et le reggae est étonnante.

 

La preuve que l’on n’a pas fait affaire à des bidouilleurs de dancehall de superette ne se fait pas attendre. Black Chow, qui ouvre les festivités, n’est autre que le duo de Kevin Martin (The Bug) et Kiki Hitomi, sa comparse de King Middas Sound. La paire avait auparavant titré sur la superbe compilation des 5 ans d’Hyperdub (ici), et livre un Wonderland inédit, léché de la voix sucrée d’Hitomi. Apparaissent également sur ce deuxième volet Clause Four, Discrupt, notre ami Tapes, Soom T ou le MC des Brestois de Stand High, Pupajim. Autre particularité chez Jahtari : la musique ne se fait qu’à l’aide d’un ordinateur, et un seul (d’où le « laptop » reggae). Les membres s’attèlent donc à leurs softwares pour nous faire naviguer entre des décors de jeux d’arcade des 80’s et des paysages extraterrestres où ça fume sec sous le casque d’astronaute. Un grain caractéristique se dégage du disque, quelque chose d’invariable dans les textures filtrées et les skanks numériques. A 300 mille lieux du dubstep ou de l’électro dub à la française, le dub estampillé Jahtari est bel et bien inimitable. La présence de nombreux morceaux chantés (l’addictif El Fata In The Dancehall d'El Fata, Coulda Never de Solo Banton) accentue la dimension reggae, et peux donner de furieuses envies de dubber. Il n’est pas impossible cela dit que certains bleeps sonnent un peu creux, et des flows tels que celui de Soom T finissent par être crispants. On retiendra comme titres phares le Mars de Clause Four, avec sa bassine houleuse, ou l’ultime LTD de Illyah & Ltd Candy, dont on aimerait bien détester le chant sirupeux, mais dont le beat est le puisant de toute l'album.

 

Avec cette fumeuse et addictive compilation, Jahtari tient son pari et justifie, goguenard, sa curieuse démarche. Le dub est authentique, le skank enfumé, une chose est sûre : il sont tous bien perchés.  

 

par Manolito

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

daYmo 21/06/2010 09:45


J'adore ce label et Soom T elle me donne la patate !