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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 14:19

Sortie : 21 mai 2012

Label : Dial

Genre : Krautrock, ambient

Note : 5,5/10

 

Les panthéistes sont à l’affut du moindre battement de cils de leur totem, Pantha Du Prince. Imaginez l’émulation collective lorsque ce dernier a annoncé la mise en place d’un nouveau projet. Dès lors, il ne restait plus qu’à spéculer sur l’entité Ursprung.

Quelques mois après le teasing de l’allemand, il est enfin temps d’y voir plus clair. Pour être sincère, cela fait déjà un petit moment que l’album tourne chez moi, j’ai donc eu le temps de tranquillement l’écouter et l’étudier. Et le constat est pour le moins mitigé.

 

Avant tout chose, il est nécessaire de définir les contours d’Ursprung. Il s’agit de la collaboration entre Hendrik Weber, le fameux Pantha, auteur des sublimes albums techno This Bliss et Black Noise (chronique ici), et Stephan Abry, membre du groupe électro-expérimental Workshop. Nos deux compères se fréquentent depuis quelques printemps et l’envie de mêler leurs influences s’est révélée tellement forte que la maison Dial a décidé de sortir leurs expérimentations.

Exit la techno de Pantha Du Prince et les élucubrations électroniques de Stephan Abry. Ursprung fait place à une krautrock atmosphérique. Etant moi-même plutôt réceptif à ce genre, je suis donc parti avec un apriori des plus positifs. Et d’ailleurs, ce n’est pas le morceau d’ouverture qui me contredira. Mummenschanz étale son aura sur 10 minutes élégantes. On y retrouve la basse enveloppante et si particulière de Pantha. Le morceau se structure finement, prend progressivement place en nous, grâce à la légère guitare électrique de Stephan. Et quand la basse prend l’ascendant, c’est pour mieux nous emporter dans son mélancolique sillage. Une telle ouverture ne pouvait que présager une suite élégiaque. Il n’en sera rien.

Le duo se complait directement dans un krautrock chiant et abscon, flirtant de trop près avec la branlette superfétatoire où une guitare famélique copule maladroitement avec des bidouillages électroniques anecdotiques. Une grande majorité des morceaux n’a strictement rien à raconter et ne possède aucune âme. On imagine aisément nos deux potes en train de kiffer leurs créations sans aucun recul. Même lorsque Ursprung se prend pour les séminaux Durutti Column sur le titre Lizzy, ça tombe à l’eau devant le manque d’ambition. On pense alors à un autre récent semi-caprice de star en la personne de The Field, auteur du projet instrumental indolore, Loops Of Your Heart (chronique ici).

Pourtant, Ursprung arrivera par deux fois à me sortir de ma torpeur. Premièrement avec la lente ballade plaintive de Exodus Now (joliment clipé) et ensuite avec l’immédiat et quasi-cinématographique Kalte Eiche. Est-ce suffisant pour autant ? Loin de là.

 

Pantha Du Prince et Stephan Abry, ainsi que le label Dial, déçoivent avec ce Ursprung tristement inoffensif et ne réussissant qu’à provoquer l’indifférence. C’est bien dommage surtout lorsque l’on imagine à quel point cet album aurait pu être captivant si l’on se concentre uniquement sur les quelques titres stimulateurs de rêveries désincarnées.

 

http://images.hhv.de/catalog/detail_big/00272/272168.jpg

 

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

shadowbox 13/10/2012 15:13

pas d'accord! ça fait un bout maintenant que je l'écoute et je le trouve bon, parfois même très bon. petit côté laid back organique qui me plaît beaucoup

Rabbit 19/05/2012 09:40

Le morceau du clip est vraiment pas mal pourtant, dommage si le reste est effectivement décevant.