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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 18:15
Sortie : novembre 2009
Label : Discograph


Outre Motown et les créateurs de la techno, Detroit a aussi acueilli dans les années 1970 le label Tribe Records, symbole d'un jazz sans frontière. Le collectif de musiciens qu'il regroupe compte notamment dans ses rangs le saxophoniste Wendell Harrison, le tromboniste Phil Ranelin, le trompettiste Marcus Belgrave et le batteur Doug Hammond. Ces quatre hommes ont été réunis par un autre natif de motor city... Carl Craig. Ce dernier (qui explique la présence ici de cette chronique) produit le nouvel album de ces militants, réunis sous le nom de Tribe et toujours en quête de nouvelles aventures. Il avait déjà fait revivre le projet, après 30 ans de silence discographique, par le biais de trois maxis en 2007 et 2008.

Ce Rebirth n'est toutefois pas aussi revolutionnaire que la description du projet pourrait le laisser penser. Le groupe navigue franchement dans le jazz, même si l'on trouve quelques touches de soul et une voix à la Last Poets sur le titre d'ouverture. Entre reprises et originaux, leur style posé laisse la place à de nombreux solos et des questions réponses entre cuivres et claviers. Sur Vibes From The Tribe se dégage un groove moelleux autour d'une basse confortable et d'un Fender rhodes en roue libre. A l'image d'autres collectifs de jazz américains, se sont souvent les cuivres qui font la loi, qui modèlent les thèmes ensemble et dessine les variations en cours de morceaux. Le duo basse-batterie pose toutefois de solides cadres pour que les souffleurs se laissent aller.
La patte de Carl Craig y est des plus discrètes car la veine électronique n'apparaît qu'en de rares occasions, notamment avec ces importants effets sur la trompette de Son of Tribe qui rappelle Erik Truffaz. Ce morceau réserve une ambiance un peu à part du reste du disque avec une section rythmique qui fait monter la pression au fil des minutes, avant de partir dans une voie expérimentale dressant un decor mystérieux et tendu.
A noter aussi l'intéressante apparition d'une chanteuse sur le Where Am I final, proposant une autre touche à ce Rebirth.

Un album plaisant et intéressant donc, qui permet de découvrir le patrimoine musical de Detroit et l'esprit du jazz des années 1970, mais dont il ne faut pas attendre de révélation miraculeuse.


par Tahiti Raph

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

Benoit - Hop Blog 12/12/2009 12:42


Je l'ai trouvé vraiment bon cet album ! Simple, facile à écouter aux références 70's qui ne sont pas pour déplaire, j'en demande pas plus !


Benjamin F 27/11/2009 14:29


Pas encore d'avis sur ce disque. D'un côté une rythmique puissante et ultra fine, de l'autre une trompette un peu édulcorée et couvent facile... Mais je pourrais bien finir par le trouver très bon
;)