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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 11:54

Sortie : 4 juillet 2011

Label : Ostgut Ton

Genre : Techno, house, électro, drone, ambient

Note : 7,5/10

 

Instigateur d’un renouveau techno depuis quelques années, le label Ostgut Ton n’en finit plus d’imposer sa radicalité. Même si le début 2011 n’est pour l’instant pas vraiment à la hauteur de nos attentes (un album de Steffi trop plat, un mix de Prosumer anecdotique), on attend toujours les sorties du label berlinois avec impatience. Et quoi de mieux pour figer l’été qu’une nouvelle galette anxiogène ? C’est à l’Allemand tobias. que revient la lourde tâche de relever le niveau avec ce Leaning Over Backwards.

 

Tobias Freund se cache derrière tobias., on le connaît aussi pour ses travaux sous les entités NSI (avec Max Louderbauer) et Sieg über die Sonne. Leaning Over Backwards a été entièrement composé à "l’ancienne", c'est-à-dire avec, entre autres, une bonne vieille Roland TR 808. On retrouve aussi Atom à la production. Ces précisions s’avèrent nécessaires pour mieux appréhender l’album car Leaning Over Backwards ne se dévoile pas au premier regard et c’est d’ailleurs mieux ainsi.

Comme toute sortie d’Ostgut Ton, il faut faire preuve d’un minimum d’effort pour pouvoir en saisir toute la teneur. Leaning Over Backwards est d’une radicalité à toute épreuve. Les clubbers du Berghain vont avoir du grain à moudre avec cet édifice refusant le moindre kick, la moindre montée. Il va une fois de plus falloir combattre nos démons, face à face, sans échappatoire possible. C’est ce qui fait la marque de fabrique de la majorité des sorties du label mais ici, on atteint une sorte de point de non retour.

Dès l’ouverture en trompe l’œil, Girts verse dans une techno sourde, véritable gouffre pour le 6.1 de l’usine berlinoise. Mais c’est davantage l’extrême répétitivité des morceaux house qui marque durablement les esprits. Party Town impose sa lancinance en oubliant jamais les gimmicks récurrents (sonorités d’insectes rampants) d’Ostgut Ton pendant We Stick To The Plan se révèle aussi vicieux qu’une backroom teutonne. La répétitivité atteint son apogée via un épique Skippy au groove moite où le mot titre est répété pas moins de 1073 fois en 8 minutes. Qui a parlé de bourrage de crane ? A ce niveau, ça en devient fascinant.

Et alors qu’on pense tenir entre les mains un album techno, on se rend compte qu’il n’y a que 5 morceaux du genre sur les 12 qui scindent l’album. tobias. ne cherche pas la facilité, bien au contraire. On pourra trouver les essais purement électro à l’ancienne un peu vains mais quand le mec opte pour un drone à vous filer de l’eczéma, Observing The Hypocrites, on flippe sérieusement.

 

Leaning Over Backwards remet Ostgut Ton sur le devant de la scène d’une manière radicale. C’est ainsi qu’on voit le label du Berghain : défricheur, sans concession et toujours à la pointe de la techno. tobias. joue avec nos sens, nous malaxe le cerveau avec brio. Difficile d’entrevoir la lumière du jour après une telle proposition.

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41JRF4qssgL._SL500_AA300_.jpg

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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