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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 16:14

Sortie : mai 2010

Label : Anticon

Genre : Enervement électronique

Note : 3

 

Laissant de côté son groupe Black Moth Super Rainbow, Tobacco a choisi en cette année 2010 de donner une suite à sa carrière solo après le réussi Fucked Up Friends de 2006. Le garçon qui mélange influences électronica et rap pour faire un genre de rock-électronique agressif prolonge dans cette voie en invitant Beck au micro. La force du producteur est de toujours frôler le mauvais goût sans l'atteindre... sauf sur la pochette et l'ensemble des visuels qui accompagnent sa carrière. Il abuse pourtant allègrement des basses vrombissantes et de claviers virulents qui n'ont pas réussi à d'autres.

 

Et voilà ce Maniac Meat, de plus en plus rock, avec de plus en plus de chant maltraité par la distorsion. Agressé un premier temps par les sons saturés qui violentent l'ouïe (Six Royal Vipers, 2e version), l'auditeur distinguera de plus en plus au fil du temps la batterie et les paroles qui forment de véritables chansons. Tobacco ne prend pas beaucoup le temps de s'interroger sur la forme ou la structure, il enchaîne des pistes autour des 2'30 avec une certaine vitalité. Après une première partie dans cette veine, il s'accorde une courte pause avec Unholy Demon Rhythms. Sur fond de beatbox, il prend un virage plus électro et apaisé. Mais le fuzz et la voix font rapidement leur retour, toujours passés dans une moulinette de saturation. 

Si sa formule est efficace, elle manque un peu sur cet album de diversité. Malgré l'évolution par rapport à Fucked Up Friends, on a l'impression qu'il nous ressert la même recette. La présence de Beck ne révolutionne pas les titres, même si le psychédélisme d'un Grape Aerosmith, par exemple, passe plutôt bien. Quelques passages plus pop ne sont pas non plus désagréables comme ce Six Royal Vipers (premier du nom) au chant aérien. On sent toutefois la formule un peu épuisée sur Stretch You Face, laissant une désagréable impression de déjà entendu plus tôt. La dernière partie plus instrumentale relève un peu l'intérêt, avec quelques titres électronica toujours aussi bidouillés qui confirment que tout n'est pas perdu pour Tobacco. Ce dernier ne cesse en effet de prendre plaisir à passer à la machine à laver ses sons de claviers pour les personnaliser.


Maniac Meat est à conseiller à ceux qui ne connaissent pas le producteur, car ceux qui ont son premier disque en stock n'y trouveront rien de vraiment convaincant. Il devra donc prendre une direction nouvelle pour retrouver notre attention, même si tout n'est pas à jeter.

 

http://betterpropaganda.com/images/artwork/Maniac_Meat-Tobacco_480.jpg

par Tahiti Raph

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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