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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 14:26

Sortie : 29 mars 2010

Label : Domino Records

Genre : Post-rock électronique, krautrock

Note : 7,5/10

 

Le trio To Rococo Rot est une entité musicale difficilement classifiable mais aujourd’hui hautement respectée par les auditeurs à l’ouïe fine. Stefan Schneider (bassiste et membre de Kreidler), et les frères Lippok, Robert (guitare, électronique) et Ronald (batterie, programmation et membre de Tarwater), ne se sont jamais enfermés dans les sonorités post-rock et électronica fondatrices de leur musique. Ils ont toujours préféré exploser les frontières du genre en s’orientant vers une expérimentation minimaliste toujours accessible. La musique de To Rococo Rot sait ainsi caresser nos oreilles avec douceur.

 

Les Berlinois se sont enfermés dans le studio du mythique groupe de krautrock expérimental des 70’s, Faust, afin de travailler méticuleusement leur nouvel album, Speculation. Comme toujours, un album de To Rococo Rot demande du temps avant de pouvoir être apprivoisé. L’auditeur distrait écoutera ce nouvel album sans en saisir la palpitation profonde qui le traverse.

Speculation est un album autant minimaliste que dense, totalement à contre courant des modes actuelles et préférant se focaliser sur la matière sonore plutôt que sur les artifices superfétatoires. L’influence kraut est indéniable, notamment sur l’excellent morceau d’ouverture, Away, à la ligne de basse enveloppante et à l’énergie post-rock tout en retenue. Mais To Rococo Rot semble avoir surtout convoqué les démons de la musique répétitive américaine et se permet avec Horses de capturer l’auditeur dans une spirale sonore minimaliste envoûtante. On sent que le groupe a prit un plaisir enfantin avec les nombreux instruments laissés dans l’antre du studio allemand, d’où les multiples sonorités empruntés à des instruments autant exotiques qu’ensorcelant. Aucun morceau ne dépasse ici les quatre minutes, ce qui s’avère souvent frustrant. Seul entorse, les dix minutes de kosmiche muzik de Friday clôturant l’exercice et où Jochen Irmler de Faust vient prêter main forte.

 

To Rococo Rot livre encore un album irréprochable, parfaite adéquation expérimentale entre musique digitale et instrumentale, mais réservé à un public averti. Speculation risque injustement de seulement frôler les oreilles des néophytes alors qu’il mérite une immersion bien plus profonde.

 

http://cdn.pitchfork.com/media/trr.jpg

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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