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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 20:35

Sortie : août 2011

Label : Brainfeeder

Genre : jazz électrique

Note : 3/10

 

Avoir un CV long comme le manche de sa basse et être produit par Flying Lotus ne suffit pas à faire un bon disque. Exemple avec Stephen Bruner, alias Thundercat, qui a joué avec Leon Ware, Suicidal Tendencies, Stanley Carke ou Snoop Dog et qui sort son premier album sur Brainfeeder. Malgré un travail de longue haleine et de multiples invités, le résultat est un jazz électrique mutant et surtout ronflant qui ne décolle jamais vraiment.

 

La pochette, le label, le passé de l'artiste, le titre pompeux, rien ne semble vraiment coller. La batterie clinquante, le clavier gonflé aux hormones ou la voix suave de George Duke, le mélange est étrange. Si le son est confortable et l'ambiance chaleureuse, le côté lounge pépère prend trop souvent le pas sur les harmonies et les discrètes touches électroniques insufflées à ce jazz fusion qui se veut modeste et arrive bien à son but. Ce traitement du son, avec divers filtres, aurait pu faire la réussite de ce disque mais ne fait que le sauver du naufrage en lui donnant un soupçon d'originalité. Par bonheur les voix doucereuses (horripilantes sur Walkin' et Daylight) ne sont pas présentes sur tous les titres, ce qui permet aux extraits instrumentaux de prendre un peu de hauteur même si cela ne va jamais bien loin.

Il faut toutefois relever une certaine homogénéité tout au long de l'album qui peut s'avérer plaisant en fond sonore d'un bar de luxe où l'on sirote des cocktails trop chers dans des fauteuils clubs au cuir usé. Le plus curieux est cette grande discrétion de la basse qui ne surgit que par moment pour rappeler que Stephen Bruner manie l'instrument avec une grande dextérité. Il nous sort alors (sur Goldenboy ou Fleer Ultra) un peu de notre atonie pour nous montrer de quoi il est capable. Le temps d'un seul morceau, Mystery Machine (The Golden Age Of Apocalypse), il montre un visage plus expérimental qui interpelle mais disparaît bien vite. Dommage.

 

Brainfeeder confirme avec cet album sa fibre jazz, mais ce n'est pas vraiment ce que nous attendons de ce label... surtout quand c'est aussi dénué d'intérêt.

 

http://www.brainfeedersite.com/wp-content/uploads/2011/08/the-golden-age-of-apocalypse.jpg

par Tahiti Raph

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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