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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 15:57
Sortie : 27 octobre 2009
Label : Ghostly International

Nous avions chroniqué en ce début d'année le premier album de The Sight Below, Glider, paru fin 2008. Son style atypique nous avait immédiatement séduit. Voyons ce que l'Américain, de son vrai nom Rafael Anton Irisarri, nous réserve cette fois-ci.

Cette techno inclassifiable est toujours autant gorgée d'un potentiel émotionnel indéniable. De par ses influences multiples comme le dub, le drone ou encore l'ambient, The Sight Below déploie un son ô combien organique. Planante sans être éthérée, sa musique souffle comme un vent d'air frais au coeur des territoires techno classiques.
Cet EP est constitué de quatre titres, deux originaux et deux remixs issus de l'album précédent.
Murmur donne immédiatement le ton. L'irrésistible et abyssale ligne de basse joue le rôle de rayons de soleil tentant de percer d'épais nuages pour mieux laisser poindre l'aurore.
Les réminiscences dub sont encore cette fois-ci présentes, aussi savamment utilisées que sur Glider. Il y a néanmoins sur ce morceau un côté presque dansant qu'on ne soupçonnait pas chez l'artiste de Seattle.
Wishing Me Asleep démontre que l'artiste n'a pas abandonné son bon goût pour les drones de guitares et les textures oniriques. En fan plus que probable de Fennesz ou Sylvian, Irisarri montre ici qu'il n'est pas non plus manchot avec une guitare.
Son style est toujours aussi puissant et particulier mais parfois un peu difficile d'accès.
Arrive le temps des remixs.
No Place For Us revisité par Eluvium se situe comme la pierre angulaire du disque, avec ses fréquences brouillées et ses bleeps contrastant avec de divines caresses synthétiques. Absolument renversant.
Les derniers qui doutaient des influences shoegaze et ambient de The Sight Below seront définitivement convaincus à l'écoute de At First Touch, retaillé en cette occasion par Simon Scott, ancien membre du mythique (pour certains) groupe Slowdive.
Les saturations semblent creuser dans les profondeurs de la terre. Les tonalités rêveuses arrivant crescendo au second plan sont du plus bel effet. Les férus de dark ambient à la Svarte Greiner apprécieront, les autres un peu moins. Ce titre m'apparaît personnellement très réussi et comme le plus expérimental du disque.

Cette fois-ci encore, The Sight Below offre un disque brillant et souillé d'une belle noirceur. Son caractère atypique le confine à un auditoire restreint. Peut-être se sent il bien à l'ombre fraîche des productions techno expérimentales actuelles.
A noter que ceux qui achèteront le disque se verront gratifiés d'un remix inédit de The Sunset Passage par le mythique Biosphere.
De notre côté, on piétine d'impatience à l'idée d'un prochain long format.

                                  
par Ed Loxapac

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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