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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 09:50

Sortie : Novembre 2010

Label : Barge Recordings

Genre : Ambient expérimental

Note : 7,5/10

 

The Fun Years trace tranquillement son sillon depuis quelques années, à l’écart des tendances et des modes. En même temps, quand on officie du côté de l’ambient expérimental, on s’éloigne (in)volontairement des ronflements de la hype. The Fun Years se compose de Ben Recht, guitare baryton, et d’Isaac Sparks, machines et platines. Les deux New-yorkais sortent leur troisième album sur le label Barge Recordings.

God Was Like, No s’impose rapidement comme le compagnon idéal d’un voyage monotone au sein d’un paysage désolé. N’allez pas croire que le disque est chiant, bien au contraire. C’est seulement que les compositions du groupe semblent propices à la contemplation passive d’une infinie toundra sibérienne.

The Fun Years reste fidèle à son approche minimaliste de la musique, un savant mélange de drone, de shoegaze, d’expérimentations acoustiques et d’ambient rappelant en cela la musique de Fennesz ou Tim Hecker. Où comment faire surgir la poésie au travers d’un bourdonnement incessant ? God Was Like, No n’est pas un album facile, de ceux qui se laissent dompter dès la première écoute. Il faut y revenir régulièrement pour en extraire la moelle épinière. Mais une fois l’opération réussie, vous êtes foutus car complètement happé par cette austérité rampante.

Dès l’ouverture sur Breech On The Bowstring, la guitare de Ben Recht se fait accueillante, presque mutine. Mais c’est pour mieux nous berner car au bout de quelques minutes, les notes se dissolvent dans une masse sonore s’apparentant à une lame de fond. L’atmosphère s’épaissit mais évite la noirceur. Les morceaux n’ont plus qu’à s’enchaîner car, comme tout objet sonore de cet acabit, c’est dans l’unité générale qu’on trouve le salut. Une fois la base drone en place, les bourdonnements ne sont plus qu’un rideau opaque. Parfois, le post-rock prend l’ascendant comme sur le finement progressif Makes Sense To Me, mais le plus souvent, l’ambient s’impose. Dans ces moments, on devine la mélodie qui se cache derrière les grésillements. Sur Get Out of the Obese Crowd, on tend l’oreille pour chercher les notes s’égrenant sur un clavier métamorphosé portant une voix fantomatique. Jusqu’au bout, on est captivé par cet énorme masse sonore qui n’en finit plus de se mouvoir à son propre rythme.

Les expérimentations de The Fun Years apparaissent comme un recueil de poésies à l’écriture affranchie. En parfait guide, God Was Like, No saura vous accompagner lors de ces errances mélancoliques.

 

http://2.bp.blogspot.com/_vS3tc9GmXtQ/TPq3emnnvGI/AAAAAAAACas/Tbw9bGt-ZAk/s400/The+Fun+Years.jpg

 

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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