Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • : Au confluent des musiques électroniques, du rap et des autres styles, ce blog, ouvert et curieux. Chroniques de l'actualité des sorties IDM, électronica, ambient, techno, house, dubstep, rap et bien d'autres encore...
  • Contact

Recherche

Archives

Catégories

9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 16:46

Sortie : octobre 2010

Label : Hymen Records

Genre : IDM, Early Roots

Note : 7,5/10

 

Pour être tout à fait honnête, je n'avais jamais entendu parler de The Empath avant de découvrir ce nouvel opus. Mike Erkau serait originaire de Leipzig et proche du label bien noisy Hands Productions. Il a depuis plus de dix ans sorti un bon paquet d'albums, pour la plupart publiés sur Subroom Medialab. En voilà un autre qui ne peut que bénéficier de l'exposition que va lui procurer une sortie sur le légendaire label allemand Hymen Records.

 

Nostalgiques de l'âge d'or des idoles warpiennes, ce disque est fait pour vous. En effet, ceux qui ont légitimement adoré les premiers disques (les moins complexes aussi) d'Autechre et de Plaid risquent d'être conquis. Pour également s'hasarder à trouver une filiation plus germanique, citons Beefcake, qui ont eux aussi brillé sur Hymen en leur temps. Résolument downtempo, Meanwhile explore des trajectoires aux reliefs accidentés. Les nappes sont profondes et insondables, nous transportant parfois vers des cimes où des eaux limpides et minérales prennent leur source (les somptueux At The Heart Of It All et Imperfectness). Le traitement pneumatique et la texture métallique et rouilée des beats donnent parfois aux eaux précédemment citées une couleur plus nauséabonde et saumâtre (Future Space Junk et le terrible Ultima Thule).

Bien loin de ces considérations sur l'éventuelle évocation du niveau d'usure des nappes phréatiques, The Empath érige en musique des édifices naturels où règnent des visions de contraste et de reliefs tantôt abrupts, puis plus accueillants. Même si la dimension mélodique prend ici l'ascendant sur la maîtrise technique, l'oreille avertie constatera qu'en matière de polissage de la texture et du grain, l'Allemand n'a pas grand chose à envier à ses contemporains. Par la suite, Erkau explore des contrées plus inattendues, plus progressives et moins industrielles, comme sur les très spatiaux (dédicace aux fans de Blade Runner) Planetarium et Silberstreif. Les sillons plus sinueux et plus riches reviennent sur le magistralement écorché No Need To Be Famous et ses putains de basses absorbantes. On regrette gentiment que le tempo ne se soit pas plus souvent emballé comme sur Zeitblase. Alors que notre nouvel ami allemand nous offre ensuite une vision inattendue et sinistre de la Serenity, la fresque Waldmensch, et ses mouvements lents et bucoliques viennent clore un nouveau splendide chapitre des contes sombres pour adultes torturés, distribués par Hymen Records.

 

Cette saluable entreprise dépourvue de toutes velléités révolutionnaires aurait pu s'avérer linéaire et "déjà entendu". Il n'en est rien. On peut même dire que c'est plus que réussi, même si certains tracks en fin d'album auraient mérité d'être un peu plus aboutis. Meanwhile est un album tout à fait recommandable, en premier lieu à ceux qui doutaient qu'il y avait une suite à la désormais ancienne odyssée warpienne. Bisou.

 

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:JCHlZZI4wHeSCM:http://img215.imageshack.us/img215/9029/hymeny784.jpg&t=1

par Ed Loxapac

Partager cet article

Published by Chroniques électroniques - dans disque
commenter cet article

commentaires