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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 16:44

Sortie : 14 juin 2010

Label : Freestyle Dust / Parlophone / EMI

Genre : Techno

Note : 3/10

 

Encore un groupe culte ayant marqué l’électro mais dont on attend plus rien aujourd’hui si ce n’est un simple plaisir fugace. Ce n’est pas que les Chemical Brothers ont sombré, c’est simplement que depuis quelques années, leur musique semble avoir des difficultés à suivre la cadence imposée par les ténors. Pourtant, jamais le duo anglais n’a véritablement déçu ses fans, depuis la big beat d’Exit Planet Dust jusqu’à la techno-rock gonflée aux featurings de l’époque de We Are The Night, on a toujours su y trouver notre compte, ne serait ce que le temps d’un unique morceau. Et puis, il faut bien l’avouer, en live, les Chemical Brothers ça reste une grande messe fédératrice emportant l’adhésion. Ils font partie de ces "intouchables" auprès desquels on fait preuve de bien plus d’indulgence qu'à l'accoutumé. La critique s’estompe pour mieux laisser place au divertissement et c’est parfois nécessaire d’oublier d’intellectualiser la musique pour se limiter au plaisir.

 

Further, septième album de Tom Rowlands et Ed Simons, ne s’embarrasse pas des featurings parasites pour mieux se concentrer sur l’essentiel : l’élaboration d’un trip de 50 minutes en 8 morceaux. Les intentions sont louables d’autant plus que le duo sort cet album en agrémentant chaque piste d’une vidéo d’Adam Smith et Marcus Lyall (un aperçu ici... et c'est peu concluant). Que voulez-vous, il faut bien tenter de trouver une parade à la crise du disque. On ne pourra pas reprocher aux Anglais de ne pas tenter de se renouveler sur le papier car il faut bien avouer que depuis quelques albums, leur électro-rock tourne quelque peu en rond.

Dès l’ouverture, Further surprend agréablement. Les préliminaires imposées par Snow font sévèrement monter la sève par la force d’une bassline contagieuse et d’un refus de lâcher le beat. La machine est en route et, dès Escape Velocity, les frères chimiques reviennent à leurs premiers amours : une techno complètement extasiée, riche en montée sans fin et aux relents psychés. On a l’impression de vivre la suite du trip du clip culte de The Golden Path. Il y a fort à parier qu’en live, ce morceau de 12 minutes retournera totalement la foule.

Mais la suite n’arrivera jamais à renouveler ce moment d’extase primaire. Les Chemical retombent dans leurs travers. On sait bien que le groupe n’en a rien à foutre des tendances actuelles et a toujours préférer tracer son propre sillon mais là, on erre maladroitement en pleine période Surrender et Come With Us avec des titres formatés comme l’électrique Dissolve ou le rouleau compresseur Horse Power donnant l’impression qu’on se prend la cavalerie en pleine tronche. Le single Swoon avec son clip laid sonne trop électro-naïf pour être sincère et, indubitablement, la notion de divertissement s'estompe lentement pour laisser place à la lassitude. Le disque s’achève tristement sur l’électro-rock psyché sans saveur de Wonders Of The Deep. Le trip est fini.

 

Une fois de plus, les Chemical Brothers se sont englués dans leur idée d’une techno-rock privilégiant tellement une approche frontale et ludique qu'elle en devient prévisible. On arrive pourtant à être ponctuellement transporté par certains titres mais pas suffisamment pour pouvoir croire encore une fois au potentiel des Chemical qui sont en manque d'inspiration depuis trop longtemps. Further passera pourtant fièrement l’été, les concerts du groupe resteront un gigantesque défouloir mais une fois ce plaisir éphémère passé, que restera-t-il ?

 

http://2.bp.blogspot.com/_mW44167wbtQ/TApdz47mi_I/AAAAAAAAENs/tdmwSCp-t20/s320/further.jpg

 

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

Mokkom 21/08/2010 20:56


je suis bien d'accord B2B ;-) Au plaisir de débattre avec toi pour ta prochaine chronique!


Mokkom 21/08/2010 20:11


B2B,
1- Effectivement ce point de vue n'engage que toi
2- Je te cite suite au Commentaire n°4 posté par Benoit Hop Blog: "[...]mais que le résultat sonne trop Come With Us/Surrender. En 2000 ça passait mais aujourd'hui, ça tombe un peu à l'eau." Encore
une fois je suis d'accord, ca n'engage toujours que toi.
3- Si tu avais lu attentivement mon commentaire tu aurais vu que la remarque que je fais sur "les modes actuelles" concernait les CB (c'est eux qui ne suivent pas les modes actuelles): il ne
fallait pas te sentir visé... Si j'ai dit "n'est ce pas B2B" c'était en rapport avec "ne fais pas plouf": petit trait d'humour qui fait écho à ton "ça tombe un peu à l'eau."... D'autant plus que je
n'ai rien contre les modes actuelles et ne visait aucunement votre blog mais essayait seulement de débattre sur tes seuls arguments: alors oui je ne suis pas un lecteur assidu des Chroniques (que
je viens de découvrir et que je trouve très bonnes par ailleurs) mais de mon oeil de lecteur néophyte de votre blog je trouve que ta critique est par trop personnelle... mais cela n'engage que moi
;-) Bonne écoute à tous!


Chroniques électroniques 21/08/2010 20:20



Tu n'as pas tort quand tu dis que ma critique des CB est personnelle. En effet, c'est le cas. Je ne suis pas journaliste, je n'essaie pas d'établir vainement des vérités. Mon avis est entièrement
subjectif... mais toujours ouvert au débat quoi qu'il en soit.


 


B2B.



Mokkom 30/07/2010 17:00


2 questions B2B:
1-en quoi le fait que Further sonne trop comme Come With Us/Surrender représente-t-il un problème?
2-Qu'entends tu par "ca tombe un peu à l'eau"?
Ceci étant posé, je trouve qu'ils rompent malgré tout avec leurs habitudes de construction d'albums: 2 titres hyper séduisants (1 au début et l'autre au milieu) + 1 Chanson Balade (type Asleep from
day) + une trainée de titres plus inégaux. Avec Further on note plusieurs titres avec des personnalités fortes et différentes: Snow / Escape Velocity/Swoon/Horse Power... De plus j'ai retrouvé
énormément d'ambiances d'autres albums mais avec une mise en musique (et en lumière) différente: en somme ils nous présentent une relecture hyper condensée (50 mns), voire épurée, de leur oeuvre
passée. Comme s'ils voulaient qu'on ne retienne que cela. Cela me fait penser dans la démarche au dernier album studio en date des Daft Punk (Human after all). Plutôt que de suivre les modes
actuelles qui ne font pas plouf (n'est ce pas B2B...), ils remodèlent sans cesse, par petites touches, leur matière artistique, leur oeuvre musicale faite des albums précédents pour nous présenter
une écoute nouvelle: ne serait-ce pas ca la modernité?... Bonne écoute ;-)


Chroniques électroniques 21/08/2010 19:38



Pour répondre à tes questions :


1 - La période Surrender/Come With Us est franchement révolu. Surrender arrive encore, le temps d'un morceau, a passer mais Come With Us a pris un sacré coup de vieux. Etrange car ce phénomène ne
s'observe pas avec Exit Planet Dust par exemple. Il semblerait que Surrender et Come With Us soient des albums trop contextuels. Mais bien entendu, ce point de vue n'engage que moi.


2 - Je n'ai pas dit "ça tombe à l'eau" même si j'aurais pu en effet. Je reproche surtout aux Chemical de proposer une techno trop prévisible, manquant d'idées et de reliefs. Alors oui, ça
m'éclate toujours en live parce que les mecs savent y faire grâce à un visuel trippant mais chez moi, je trouve ça sans relief.


Par contre, concernant la petite remarque sur le fait de suivre les modes actuelles, si tu étais un lecteur assidu de Chroniques Electroniques, tu te rendrais vite compte que justement, les
modes, on s'en branle pas mal et qu'on se contente de parler de musique en évitant les clichés du genre.


 


B2B.



jogging-vert 08/07/2010 11:19


Bin j'ai adoré l'album. Mise à part Power Horse, j'aime à peu prêt tout (de Snow à Swoon).


Chroniques électroniques 08/07/2010 12:36



Je ne suis pas étonné. Tu as des goûts contestables.





 


B2B



Benoit Hop Blog 18/06/2010 22:43


moi j'ai trouvé l'album solide, moins facile que les précédents... bref, je ne me lasse toujours pas de Chemical Bros !


Chroniques électroniques 18/06/2010 23:20



Ce qui m'ennuie avec cet album c'est que les intentions étaient bonnes (fin des featurings, retour à des morceaux longs,...) mais que le résultat sonne trop Come With Us/Surrender. En 2000 ça
passait mais aujourd'hui, ça tombe un peu à l'eau.


B2B.