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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 14:35

Sortie : octobre 2011

Label : self-production

Genre : techno minimale, IDM, electronica

Note : 8/10

 

Heureusement, l’électronique française ne se limite pas à la French Touch, à l’electro grassouillette et au whisky-coca. A côtés de blazes déjà connus comme Rone ou Mondkopf, un duo nouveau se profile, relativement mystérieux, qui se fait appeler Tenkah. Et plutôt que de perdre votre temps avec le dernier Justice, on ne saurait trop vous conseiller de jeter vos deux oreilles sur son tout dernier Freddy EP, qui laisse présager le meilleur pour les deux compères.

 

Les plus fouineurs connaissent Tenkah depuis quelques EP déjà : The Walk et Stalingrad avaient déjà fait clignoter tous les signaux de la réussite électronique. Mais avec ce nouveau Freddy, Tenkah est monté d’un cran non-négligeable dans le sound-design. Il n’est d’ailleurs pas évident d’étiqueter leur musique, au croisement incertain de la techno minimale, de l’IDM, de la BO et de l’electronica. Il y a une puissance lyrique, une tension dramatique qui émergent de leurs compos tout à fait rafraichissantes, entre dancefloor habile, mélodies immédiates, recherches rythmiques et manipulations glitch.

A ce titre, le morceau d’ouverture de l’EP, Nocturne, est particulièrement parlant  Violons et piano s’y marient dans une ouverture très orchestrale de toute beauté, avant de muter en une belle IDM avec ses beats en forme d’éclats de verre (spécialité maison apparemment), bientôt glitchée et portée à incandescence. Le morceau éponyme, soutenu par une ligne de chant bien sentie, se permet même la structure classique couplet/refrain, le long d’une construction très habile mixant indie, hip-hop et tonalités jazzy à leur électronique de base. Le reste de l’EP est constitué d’une instru du Freddy, et de cinq remixes du même titre, dont je retiendrais pour ma part ceux, excellents et tout aussi méconnus Dakent et Mindthings.

L’écoute de cet EP engage donc à découvrir le reste de la production de Tenkah, tout aussi intéressante. On a d’abord une dizaine de remixes, parmi lesquels ceux de Radiohead, Cœur de Pirates ou Dakent sont absolument magnifiques. Et puis il y a les productions isolées, et là encore, on tient de magnifiques pépites, telles Ocean ou Harmonie, condensés d’immédiateté dancefloor et d’onirisme lascif particulièrement visuel. Idem de l’efficacité de Stalingrad, où l’hymne russe passe à la moulinette électronique. Comme Tenkah n’a pas encore de label, ce qui est à la fois plaisant et incompréhensible, la quasi-totalité de leurs productions est disponible ici en écoute et/ou en téléchargement. Et ça aussi, c’est bien.

 

Tout jeune, Tenkah n’en a pas fini de faire parler de lui dans les mois et les années qui viennent, soyez-en certains, c’est le genre de son que l’on découvre maintenant, et qui atterrit deux ans plus tard en couv’ de Tsugi. Il sera temps alors de juger s’ils auront ou non perdu leur âme. En attendant, jetez-vous sur ces morceaux, ils vous accompagneront longtemps encore. Cerise sur le gâteau : même l’artwork, signé par LeBureau92, est joli ! Chapeau les gars !

 

http://28.media.tumblr.com/tumblr_lscof9yYj61r114vwo1_500.jpg

par Pingouin Anonyme

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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