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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 16:07

Sortie : 1er février 2011

Label : Raumklang Music

Genre : IDM

Note : 8/10

 

Dirk Geiger est un homme doué pour construire des ponts entre les artistes. En sortant le somptueux Autumn Fields (ici) sur Tympanik, il s'est ouvert les portes d'une reconnaissance méritée. Ce succès a aussi eu le don de donner un coup de projecteur sur les sorties de son propre label : Raumklang Music. La compilation Snowflakes (ici) et le superbe Sebilacotha (ici) du russe arMuta avaient déjà tracé des promesses de lendemain d'allégresse. C'est cette fois-ci le Néerlandais Tapage, membre de la sainte trinité (crée par moi même) composée en plus de Hecq et d'Access To Arasaka, qui apporte une nouvelle pierre à ce beau mais dangereux édifice. Précisons à notre aimable et fidèle lectorat que Dirk Geiger et Tapage ont chacun composé un titre en exclusivité pour notre première compilation gratuite à paraître courant mars et humblement baptisée Between Lights, Shadows and Thunder.

 

Que ceux qui s'attendent à une pale copie des sorties de Tapage sur Tympanik s'enfonce un compas dans l'oeil. Seven, concept formé de sept morceaux durant chacun sept minutes, est beaucoup plus downtempo et plus atmosphérique que ses illustres prédécesseurs. Certes peut-être un peu moins organique que celle qu'on peut rencontrer sur Boltfish, l'électronica est ici emplie d'un potentiel immersif et mélancolique important. Tijs Ham témoigne de son goût prononcé pour les clochettes et les sonorités carillonantes en général. L'apogée de cette démarche est sans doute atteinte sur le lumineux et onirique 3 of 7. Si ces sonorités sont quasiment omniprésentes tout au long du projet, Tapage conserve cette (unique ?) manière de tasser et d'électriser le beat, comme en témoignent les géniaux 2 et 7 of 7. Il parvient également à trouver une profondeur de basses assez époustouflante pour ce genre de musique. Dans l'approche de la composition, on ne peut que constater les influences hip-hop, post-rock et metal abouti que même l'artiste en question ne saurait renier. Tapage n'est pas seulement un geek virtuose de Super Collider, démontrant que la musique n'est pas que le résultat d'un abstrait algèbre informatique. Sa musique n'a jamais rien perdu de son enveloppe humaine (contrairement à d'autres). Seven est destiné à ceux qui ont besoin de s'immerger dans quelques choses de beau avant de rejoindre la couette et de rêver à nouveau. Et contrairement à ses productions estampillées Tympanik, aucune rugosité ni aucun spectre sombre ne viendra troubler ces territoires gorgés de lumière. Rien à jeter. On en redemande.

 

Uniquement disponible en format digital à un prix plus que raisonnable, Seven est un concept album downtempo qui se situe au-delà de la réussite. Dans un univers musical alternatif où l'argent est absent mais où la liberté artistique se gagne, Tapage confirme haut la main tout le bien que l'on pensait de lui. C'est pas pour autant qu'on accueillerait pas à bras ouverts une suite au sacro-saint Fallen Clouds (ici). Qu'on se le dise, la musique de Tapage est électronique mais dotée d'une belle âme.

 

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par Ed Loxapac

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

Paranoiak 16/05/2012 11:32

J'adore cet album, belle chronique ! :)