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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 11:04

Sortie : Mai 2012

Label : Self-release

Genre : Hip-hop

Note : 7,5/10

 

Parmi les beatmakers qui n'arrivent toujours pas à digérer la mort de J Dilla, Ta-ku lui est bien placé, son premier album 50 days for dilla rend hommage au maître. Notre compère, de son vrai nom Regan Mathews, fut de passage sur des labels californiens et a fait un récent petit tour sur le label allemand Project Moon Circle. Il est toujours difficile de percer dans le milieu de l'instru Hip-hop. Du coup les types publient régulièrment des mixtapes, contenant une dizaine de morceaux foutraques d'une ou deux minutes. C'est notamment le cas de Knxwledge, excellent beatmaker, californien comme Ta-ku, que j'aimerai également chroniquer un jour. Mais il faut déjà pour cela qu'il nous sorte des releases dont la durée totale dépasse les dix minutes. Ici Ta-ku nous lâche un contenu de seize morceaux, plus d'une demi-heure de beats assez bien foutus. Une suite de son premier volume du même nom sorti en janvier.

On sent que le tout est réaliser à la boîte à rythme, sans pression, entre un café et un croissant. Le bonhomme fignole bien sa besace. Ses samples sont propres et sûrement pas issus de MP3 découpés avec Audacity. Son style est parfois plus que classique, #dusty 20 ou #dusty 30 pourraient être une base pour n'importe quelle rappeur de la planète. Cette façon d'utiliser les cuivre pourrait être attribuée à Jay-Z. Mais je n'ai finalement pas grand chose à reprocher à cet album de Hip-hop instrumental, n'essayant pourtant pas de sortir des sentiers battus. Le groove de Ta-ku redonne le sourire. Tu peux lire ton journal pépère, te fumer une clope sur ton balcon de bobo, tu verras la vie est belle.

Citons entre autres, comme des numéros de loto : #dusty 24, son hit-hat strident, son sample de voix bien trouvé, ce bougre de rythme ternaire. #dusty 25 pour ce mélange entre une voix soul et cette musique d’ascenseur, nous prouvant pour une fois que prendre les escaliers c'est louper du bon son. #dusty 27 et #dusty 29 me rendent nostalgique de la bonne époque Ninja Tune. #dusty 34 reste la bombe de cette poignée de morceaux avec cette petite voix qui vous murmure :« You're not afraid ».

 

En fouillant dans ses disques et ses dossiers, on retombe souvent sur des albums qui nous semblent encore inconnus, des disques qui ne sont pas sortis au bon moment de notre vie, délaissés dans le bordel. Il y a quelques temps, j'aurais pu facilement annoncer, sur une seule écoute éclair, que Ta-ku est inintéressant. Malheureusement, c'est un peu plus complexe que cela. Ces beats raffinés et bien produits s'écoutent et se digèrent très facilement. C'est peut-être mieux de se vider la tête sur ce genre de musique, plutôt que de regarder de la télé réalité. Question d'éthique.

 

http://f0.bcbits.com/z/27/21/2721463778-1.jpg

 

par Pneu


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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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