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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 19:17

Sortie : Avril 2012

Label : Pingipung

Genre : downtempo, electronica, percussions, minimal

Note : 7,5/10

 

Orienté principalement vers l'accompagnement d'un visuel, du spectacle vivant au cinéma, l'allemand Sven Kacirek sort néanmoins son troisième album sur le label de Hamburg Pingipung. Sven travaille avec beaucoup d'instruments à percussions qu'il couple avec des sons électroniques minimalistes. Certains lecteurs avaient peut-être déjà fait un tour du côté de son modeste album Kenya Session, chroniqué ici.

 

L'album commence pourtant avec un morceau dont l'intitulé intrigue, This album is not. Et le champ lexical du mystère plane réellement tout le long de l'album, avec comme ressenti principal un thème gravitant autour de la décadence de l'enfance. Les outils musicaux sont restreints. Piano, xylophone, et percussions orientales se répondent tour à tour. L'artiste compose sa faune et sa flore, nous laissant baigné dans cette ambiance forestière où le pivert hyperactif répond à la chouette somnolente. La tension mélancolique de la musique est infuse et constante. On ressent un amour torturé, et pourtant les titres continuent à déconstruire l’œuvre, « It is not about love » se nomme le troisième morceau. Le chef d’œuvre similaire de Dictaphone est malheureusement déjà passé par là, et je pense que la comparaison à vraiment lieu d'être, bien que Sven Kacirek à l'air de composer une œuvre globale depuis son premier album, lui qui cherche toujours à repousser un peu plus loin ses compositions centrées véritablement sur les percussions. Le voyage s'arrête à un moment où à un autre, le tout se révèle simplement mignon, en manque de punch, bien que l'artiste doit revendiqué cette redondance. La véritable force du musicien réside dans ses fourmillements de sons minimalistes qui s'entrecroisent pour former un tout mélodique. Je reste sur ma fin, j'ai l'impression que l'album à encore tout à m'apporter. Pourtant cet album est assez facile d'accès, trivial mais avec une douleur de vivre. C'est peut-être un album éphémère qui est impossible à justifié, plus abstrait qu'il ne se dévoile. Attendez-vous à ne pas voir le temps passer. Ce Scarlet Pitch Dreams est un peu comme le gentil copain dont on a pitié, ceui dont l'humour ironique et léger est un bouclier qui sert à cacher son mal de vivre. Et finalement après avoir écrit cette chronique, je me rends compte que la faute est personnelle. Si tous ces mots se révélaient simplement inutiles ? Es-ce qu'il me faut écouter cet album malade en boucle pour que celui-ci me contamine ?

 

Parfois fade, parfois exceptionnelle, l'appréciation du dernier Sven Kacirek peut changer radicalement d'une écoute à une autre. On peut cependant noter la singularité des compositions et il sera toujours intéressant de revenir à la modestie de l'artiste de temps à autre. C'est tout à fait le genre d'album qui est aimé par les adorateurs de Philipp Glass, et que l'on peut commenter aisément sans prétention par cette phrase fastidieuse : « Ça c'est de la musique ». C'est bientôt l'été mais remettez vos cols roulés, l'hibernation n'est pas finie, cet album vous occupera chez vous les journées de lassitude.

 

http://www.deejay.de/images/xl/6/7/97067.jpg

par Pneu

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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