Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • : Au confluent des musiques électroniques, du rap et des autres styles, ce blog, ouvert et curieux. Chroniques de l'actualité des sorties IDM, électronica, ambient, techno, house, dubstep, rap et bien d'autres encore...
  • Contact

Recherche

Archives

Catégories

15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 10:59

Sortie : mars 2011

Label : Tympanik Audio

Genre : IDM

Note : 8,5/10

 

Voilà maintenant plus de deux ans que l'on attendait le retour au premier plan du suisse Alessandro Zampieri. Après avoir sorti ses deux premiers travaux (Can You Hear My Call et Faces) sur la regrettée maison GeskaStendeck, était entrée par la grande porte dans la famille Tympanik Audio avec une oeuvre aussi dense qu'exigeante : Somnambula. Scintilla est donc logiquement attendu comme un des "must have" de cette année. Celui qui demeure influencé aussi bien par le post-metal que par les travaux de Skinny Puppy, le drone, l'ambient ou les compositions classiques ne devraient pas les faire mentir.

 

Autant prévenir les curieux à l'esprit aventureux mais non coutumiers du genre à ce moment de la chronique, Scintilla n'est pas un album destiné aux fillettes et aux néophytes. Tout d'abord de par l'absence de compromis qui l'habite et de par son caractère physique et éreintant. Mais ne nous y trompons pas, Scintilla est la réalisation la plus passionnante et la plus aboutie de Stendeck à ce jour. Software et hardware cohabitent sur ce véritable monolithe pas si abstrait que ça qui réjouira les amateurs de soundscaping aussi atmosphérique que rugueux. Scintilla semble évoquer les destins croisés d'un enfant et d'une étoile filante. Le gamin, à qui on ne cesse de dire qu'il faut faire un voeu lorsqu'il aperçoit un éclair de lumière déchirer la nuit, s'interroge sur l'hypothétique existence d'un cimetière de micro-comètes et que ces dernières, en éternelles et omniscientes spectatrices de la galaxie, pourront répondre aux sempiternelles questions : D'où venons-nous ? Où allons-nous ? Quel est le sens de l'existence ? L'étoile filante et donc scintillante, connaît depuis longtemps son funeste destin et sa finale destination, laisse échapper cendres, poussières et flammèches comme autant d'espoirs déchus et de frustrations. Lutter corps et âme pour ne pas disparaître, car trouver la paix du corps et de l'esprit c'est voir l'abandon de la lutte se matérialiser. C'est donc cette rencontre ô combien lointaine mais terriblement simultanée qui entre en collision et qui nous est jetée en plein dans les oreilles et les yeux. Cette substantielle relation entre espoir et peine, entre beauté et violence. Ce feu, brûlant et incandescent, qui ne veut pas et ne doit pas tarir. Mais rassurez-vous, chacun pourra une nouvelle fois dessiner les contours de sa propre illustration mentale. Pour tenter d'être un peu plus pragmatique, disons que les textures sont superbes, le rythme frénétique, renforçant l'omniprésence de la fusion et donc du feu dans cet écrin dark et spatial, mais définitivement plein d'espoir. Quand un pianiste formé à l'école classique utilise les synthétiseurs, ça a tout de suite beaucoup plus de gueule que les errances cliquées d'un geek en devenir. Si une nouvelle fois il est question d'un album à envisager comme un bloc indivisible, je retiendrais plus particulièrement Feel The Flames Burning Inside Me, Tight Around Her Throat She Slips Away, Run Amok (dont la video a déjà fait quelques ravages sur Youtube), Six Door Bedroom,Why Did We Get So Far ? et le terrassant Crimson Clouds Cascade de clôture.

 

Chanceux seront ceux qui pourront être les témoins de la virtuosité du suisse en live lors de l'Electron Festival de Genève. Les autres se rattraperont avec l'acquisition de ce superbe album dans sa version physique  (la compression au format mp3 altère de manière importante sa richesse et sa densité). Ils pourront ainsi profiter d'un divin artwork réalisé par un certain Subheim. Sans surprises, Scintilla est plus que réussie et fait déjà partie des meilleurs albums du genre sortis en 2011.

scintilla_cover6.jpg 

par Ed Loxapac

Partager cet article

Published by Chroniques électroniques - dans disque
commenter cet article

commentaires

marc 30/04/2011 15:13


Okay le disque est en effet une grosse claque dans la gueule. Et je trouve ca plutot accessible, c'est tellement bon...