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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 11:58

Sortie : 7 février 2011

Label : Ostgut Ton

Genre : House

Note : 4/10

 

On connaît avant tout le Berghain pour son versant techno pur et dur, pour son club aux dimensions titanesque, pour ses nuits subversives. Mais se limiter à cet aspect, c’est occulter l’autre aspect de l’usine de Friedrichshain, Berlin : le Panorama Bar. Là, après avoir grimpé nonchalamment les étages, vous vous retrouvez au cœur d’un club plus intimiste, dont les couloirs se parent d’alcôves propices aux dérives. Le son s’y fait moins dur, plus house. Steffi fait partie de cette équipée plus suave.

 

Jusqu’à maintenant, le label Ostgut Ton ne nous avait jamais déçu. Mieux, il s’est imposé comme une référence, si ce n’est LA référence majeure en terme de techno organique. Yours & Mine, album d’un pur produit "made in Berghain", Steffi, est le premier LP a essuyer les limites de l’antre berlinoise. Ce n’est pas que Yours & Mine est un échec total, c’est seulement qu’il est d’une linéarité plombante tellement il s’enferme dans une case old-school passéiste. On n’est pas contre l’idée d’un album hommage à la house des 90’s mais là, on tombe dans la déclaration d’intention bien trop appuyée.

Yours & Mine ne s’embarrasse pas avec les préliminaires et rentre directement dans le vif du sujet. 9 morceaux à la structure identique, 9 morceaux dont la messe est dite dès les premières secondes, 9 morceaux robotiques et sans âme. Que Steffi veuille s’appuyer sur des claviers analogiques un peu désuet pourquoi pas, mais à ce niveau, ça relève de l’acharnement vain. Chaque morceau ressemble à s’y méprendre au précédent : basses rondes, nappes ambient et sonorités de batteries. On finit par se demander si on ne fait tout simplement pas face à un album conceptuel raté. Même quand Virginia vient poser sa voix, Yours et You Own My Mind, c’est d’une lancinance rédhibitoire. Steffi refuse le principe de montée pour se limiter à une musique hypnotique faisant davantage figure de somnifère.

Yours & Mine n’est pas non plus désagréable, le travail à la production permet d’obtenir un son parfait, taillé pour le soundsystem monstrueux du Berghain (unique club du monde à bénéficier du 6.1) mais le souci, c’est que l’écoute domestique se révèle profondément inutile et soporifique. Pire, la miss s’est permis de rajouter un dixième morceau bonus… histoire d’enfoncer le clou.

 

Yours & Mine sent l’hommage trop appuyé à la house des 90’s. L’album serait sorti en 1995, on n’aurait pas craché dessus. Malheureusement, quand on connaît la qualité des sorties d’Ostgut Ton et son impact sur la techno d’aujourd’hui, on ne peut qu’être déçu devant le travail de Steffi.

 

http://extramusicnew.files.wordpress.com/2010/12/yours-amp-mine.jpg?w=300&h=300

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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