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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 16:23
Sortie : février 2010
Label : autoproduit

Originaire de Clermont Ferrand, Etienne Guenon est Stalk. Féru d'électronique et guitariste, il est également le fondateur du collectif 1/G. Stalk s'est produit sur la même scène que 65daysofstatic au Nouveau Casino, a aussi joué lors des Nuits Sonores, et a achevé une tournée européenne en 2009. Lors de ses prestations live, Stalk est rejoint par Pukiel (proche de Paral-lel et du label BEE Records) aux images pour ajouter un potentiel cinématographique. A Tale devrait sortir dans le courant du mois de février.

Maniant l'ambivalence, les contrastes et les crescendos avec une certaine maestria, Stalk produit une musique hybride aux confins de l'electronica et du post-rock.
On replonge au royaume de l'enfance à l'écoute des petites boîtes à musique diffusant un son presque cristallin. En parallèle, de pastoraux éléments de synthés et des riffs de guitares écorchées viennent parfois surfer vers le drone et les musiques concrètes.
Conçu comme un conte en sept actes, A Tale est un disque assez perturbant de par les sentiments ambigus qu'il procure. Lors de La Traque, on se sent presque aussi oppressé que le gibier chassé, ne trouvant des accalmies trop éphémères que dans des clairières rassurantes.
Sur l'exceptionnel Arnaud, Stalk démontre qu'il sait lui aussi se saisir de l'héritage d'un Schaeffer ou d'un Henry. Ce morceau est, avec l'excellent Processed, probablement celui qui a le plus de potentiel en live. Les cliquetis rythmiques, les fréquences lourdes, et de subtiles mécanismes industielles lui confèrent une dimension presque psychédélique de rêve éveillé.
On savait Stalk fan de The Notwist, son utilisation du glitch le confirme aisément.
L'enchaînement avec le très organique Satine se révèle être de la même veine, oscillant entre caresse et violence. La guitare pleure, gémit, se relève dans un dernier souffle sans abdiquer face au combat. Les coups de boutoir et la saturation luttent pour prolonger ce qui ne sera pas une agonie. La fameuse guitare hiberne sur le magistral et bleepien A Tale, course frénétique dans une vallée où les droïdes et les machines ont pris le dessus sur dame nature. Le combat semble épique et sans pitié, les écorchures métalliques nombreuses.
Puis vient le doux et laconique Blinding Photons, où la poésie cynique et le timbre voilé et trafiqué de Loki Starfish s'étale comme une jolie plainte de plus, plus humaine et plus downtempo celle-là. Les drones de guitare s'élèvent comme des spectres sur Le M.U.R de fermeture, clôturant cette descente vers des abysses aux eaux troubles.

Saluons bien bas cette inspirée initiative indépendante. Assister à un live de Stalk devrait être une expérience encore plus vibrante. On surveillera son Myspace avec la plus grande attention. En attendant, ceux qui désirent se procurer le disque devront quand à eux surveiller le site de vente CD1D. L'acquisition de l'objet ne devrait pas faire beaucoup de déçus. Qu'on se le dise.

par Ed Loxapac

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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