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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 10:45

Sortie : 1er juin 2010

Label : Eigen Beheer

 

Sotu The Traveller est Hollandais, d’origine Turque, et se prénomme Baris Akardere. Il enchaîne depuis quelques années les collaborations et remixs, et détient à son actif un EP, Daydreams, sorti en 2007 sur le label, maintenant éteint, Appletree Records. Il réalise aujourd’hui son premier album, à l’artwork de plutôt bon augure.

 

Et Left en effet ne déçoit pas. Très courts (25 minutes en tout), ces huit morceaux versent dans un abstract hip-hop songeur et contemplatif. Sotu dépeint des ambiances lunaires, percées de réminiscences électronica, et les beats semblent avoir la même légèreté débonnaire qu’un cosmonaute rebondissant. Des timbres de carillons, des craquements de vinyle, des chuintements mécaniques et un panel varié d’instruments complètent les bidouillages de ce jeune faiseur de beats. Serait-il un brin cafardeux d’ailleurs ? Left dégage effectivement une mélancolie palpable, la faute peut-être à ce clavier candide sur Verbs ou aux cordes graves et profondes qui marquent la fin de Goldfish. Mais le disque en général évoque une certaine nostalgie que le producteur transcende délicatement en une musique claire et intimiste, comme si les volutes qui parent la pochette représentaient l’évaporation d’un souvenir beau mais douloureux – voyez un peu le titre. Sotu sait par ailleurs se montrer plus ferme et faire claquer ses beats, comme sur le cosmique et très bon Asteria dont le break communicatif fait promptement dodeliner du chef. Certains titres prennent des airs de comptines électroniques, tantôt portées par des basses pêchues (Remember), tantôt feutrées et rêveuses (HourGlass). Ce dernier morceau fait d’ailleurs l’objet d’une très belle vidéo, réalisée par Judith Veenendaal, qui étend un peu plus l’univers singulier de notre voyageur.

 

Sotu The Traveller tire du hip-hop abstrait une musique presque tendre. Ce Left, à la production soignée, séduit l’oreille à force de beats justes et harmonieux. Le producteur met en vente son disque sur sa page bandcamp, pour la somme plus que modique de 3€50. Très franchement ça vaut bien plus.

 

                               3515713350-1.jpg

par Manolito

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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