Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • : Au confluent des musiques électroniques, du rap et des autres styles, ce blog, ouvert et curieux. Chroniques de l'actualité des sorties IDM, électronica, ambient, techno, house, dubstep, rap et bien d'autres encore...
  • Contact

Recherche

Archives

Catégories

8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 14:25

Sortie : août 2011

Label : Anticon

Genre : électro-pop-folk

Note : 6/10

 

En plus d'avoir appris le piano dans sa jeunesse et la composition à l'université, Son Lux s'est essayé à la batterie et la guitare avant de se convertir à l'utilisation des machines. La synthèse de toutes ses influences a mis trois ans à se transformer en un premier album, At War With Walls And Mazes en 2008. Après un maxi l'an passé (Weapons EP, chroniqué ici), l'Américain revient avec un nouveau long format composé en un mois, durée fixée par le concours de la radio publique nationale dont il est lauréat. Un travail dans l'urgence et pourtant très soigneux où se mélange ses talents de multi-instrumentiste et un chant fragile.

 

Les bois grondent et une voix aérienne flirte avec les aigüs. Flickers plante le décor. La batterie effleure la membrane tandis que les violons bourgeonnent pour donner un charme désuet à la mélodie sensible. Le ton est sombre. Le chant pop-folk léger s'accommode d'instrumentations finement construites. Les cuivres de All The Right Things font éclore un sourire dans un univers fait de candeur et de douceur. L'artiste évoque le conte et la magie. En conviant de nombreux instruments et différentes voix (avec notamment le renfort de Jace Everett ou de Shara Worden de My Brightest Diamond), il bâtit des châteaux enchanteurs, fait pousser des forêts infineis parcourus par des héros émerveillés par ces mondes nouveaux. Le récit fait penser à un opéra-rock à l'échelle d'un théâtre de marionnettes. L'épique Rising est ainsi le reflet d'une épopée commencée dans la majesté des sonorités organiques avant de s'achever dans la violence de battements électroniques.

Ces rencontres improbables sont la marque de fabrique de Son Lux. Vous l'accepterez ou non. Le delay de la guitare rauque, les cordes brûlantes, le chant enjôleur et les sonorités synthétiques - de plus en plus présentes au fil des titres - se marient avec grâce même si la rencontre n'est pas toujours évidente. Après le magnifique Chase, l'ambiance mélancolique prend toute sa complexité avec Claws, sur lequel la rythmique électronique contrebalance un piano poignant. La basse et les cris de la guitare résonnent d'une cave où le personnage central de l'histoire semble confronté à ses peurs. La joie revient toutefois avec les percussions conquérantes de Let Go avant le Rebuild final, résumé des épisodes précédents où toutes les influences s'entrechoquent à nouveau.

 

Son Lux réveille votre âme d'enfant et fait appel à votre capacité d'abstraction pour oublier vos repères musicaux et vous laisser aller dans ce We Are Rising atypique et rêveur.

 

http://funkyoudear.com/wp-content/uploads/2011/06/we_are_rising.jpeg

par Tahiti Raph

Partager cet article

Published by Chroniques électroniques - dans disque
commenter cet article

commentaires