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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 21:45

Sortie : juillet 2011

Label : Fake Four Inc / Equinox Records

Genre : rap

Note : 5/10

 

L'an passé, Sole avait surpris son monde en quittant le label Anticon qu'il avait créé en 1998 pour aller vers un travail plus solitaire, pour toujours plus d'indépendance. Il s'est finalement trouvé une nouvelle famille avec Fake Four Inc qui l'a accueilli en invité sur de nombreuses sorties, qui diffuse gracieusement sa dernière mixtape (l'explosive Nuclear Winter volume 2, téléchargeable ici, les remixs du premier volume ayant été par ailleurs chroniqués ici) et publie son nouvel album. Accompagné pour la troisième fois sur long format par The Skyrider Band (et aussi sur un maxi chroniqué ici) qui s'éloigne de ses sonorités post-rock, le rappeur américain démontre qu'il est toujours aussi en forme, même si ses penchants pour des ambiances plus modernes ne sont pas toujours du meilleur goût.

 

Pour cette troisième rencontre, Sole et son backing band de luxe ont décidé de changer leurs habitudes pour s'accorder avec la voix moins fachée du MC. Le résultat est assez inégal avec de nombreux passages qui ressemblent vraiment au mélange électro-rap à la Timbaland façon Ayo Technology, comme sur ce Immortality assez fade. Il avait déjà montré son goût pour ce style en posant sur cet instru du producteur de Justin Timberlake  sur la première Nuclear Winter. Cette inclinaison pour le mainstream semble atteindre un sommet avec le vulgaire Vaya Con El Diablo (avec Isaiah Toothtaker, Mestizo et Ceschi) et ses claviers vrombissants et le Villon final dont le chant affreux passé au vocoder est déconseillé aux oreilles sensibles. Fire et Bad Captain Swag - dont le refrain R'n'B est à vomir - avaient déjà annoncé de bien mauvaises dispositions... Les trop nombreux choeurs donnent un côté sentimental mièvre qui surprend chez l'Américain.

Heureusement, le rappeur n'oublie pas son militantisme dans le rap indépendant et sort quelques titres puissants et nettement plus convaincants. L'album avait en effet plutôt bien commencé avec Napoleon et D.I.Y, extraits sur lesquels son flow ébréché ruminait sur des sons conquérants. Ses textes percutent alors nettement plus. Le titre éponyme est à la frontière des deux faces du disque, avec un instru original et un Sole concentré, mais un refrain chanté assez faiblard. Le profond We Will Not Be Moved, avec le patron (Ceschi) et un collègue (Noah23, dont le récent album est chroniqué ici) de Fake Four Inc, s'ajoute aux morceaux à garder de côté. 

Reste enfin l'inclassable ballade en compagnie de Sage Francis, dans un style folk que ce dernier a récemment adopté sur son album Li(f)e (chroniqué ici). Encore un moment un peu tendre qui n'est pas courant chez les deux barbus qui se retrouvent ici dans une ambiance un peu isolée pour porter, malgré de bonnes dispositions.

 

Sole confirme un certain goût pour le rap putassier que nous aurions préféré ne pas lui connaître. C'est fâché que nous le préférons, et il l'est trop rarement sur ce Hello Cruel World. Quant au Skyrider Band, il se met nettement moins en valeur et perd sa force rock qui faisait son originalité dans ce monde rap.

 

http://s3.amazonaws.com/releases.circleintosquare.com/336/images/cover_02_new_fakefour.jpg

par Tahiti Raph

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

Rabbit 20/07/2011 11:40


Effectivement j'irai même jusqu'à dire gros ratage, à part DIY et le morceau avec Ceschi rien n'arrive à la cheville des précédents. Heureusement il y a la version étendue du Mansbestfriend Vol. 5
en écoute sur Bandcamp pour nous faire oublier ces mashups involontaires entre Kanye West et... Enya ? (le Vol. 6 en EP n'étant pas mal non plus d'ailleurs)