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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 13:50

Sortie : 27 septembre 2010

Label : Planet Mu

 

Le duo Solar Bears vient de Dublin. Après un élégant EP sorti cet été (chroniqué ici), John Kowalski et Rian Trench  délivrent leur attendu premier album dans quelques jours, chez Planet Mu. Solar Bears a de légèrement agaçant qu’ils filent à vitesse cosmique vers le buzz et un poste tout chaud de coqueluche bobo. Mais She Was Colored In conteste : le succès que rencontreront à coup sûr les Irlandais n’est point usurpé.

 

Les auspices de l'EP Inner Sunshine se trouvent confirmés. Electronica nonchalante à la mélancolie suave, l’album s’entremêle de flots de post-rock, d'ambient et de musique folk. Même si ces comptines délicates s’impriment instantanément dans un cerveau disponible, de sorte qu’il vous semble les connaître depuis toujours, la musique de Solar Bears apparaît bien plus travaillée qu’elle n'en a l’air. Les ombres de la facilité ou de la mièvrerie semblent lui glisser dessus comme de l’eau sur du verre, tandis qu’elle dégage un charme gracile et une subtilité aérienne déconcertants de transparence. Très largement instrumental, et outre l’utilisation prédominante de synthétiseurs et de boîtes à rythmes, She Was Colored In use de multiples sonorité organiques, de semblants de field-recordings, qui paraissent respirer un air scandinave piquant. Quelque peu hors du temps, le son des Irlandais renoue avec la fin des 70’s. Leur synth-pop peut évoquer par ailleurs Mogwai, ou parfois même Moroder (The Quiet Planet).

Long de 15 titres, la nostalgie aiguë dans laquelle baigne ce premier disque évolue de façon de plus en plus sincère. Chose que Inner Sunshine, trop léché, ne laissait entrevoir. L’écoute de Primary Colours Of  The Black Of My Mind, du pastoral Hidden Lake ou de du déchirant Cub pourrait objectivement émouvoir un ours. D’autre part une dimension bien plus expérimentale, avec le post rock oppressant de l’interlude Division, brouille délicieusement tout repères. Il est difficile d’apporter de vraies réserves à cet album remarquable. Même l’ode aux synthés futuristes qu’est Crystalline (Be Again) devient addictive. Seul le vocoder de Children Of The Times fait tâche, malgré le charme de la mélodie.

 

She Was Colored In dispose de propriétés incroyablement bienfaitrices sur une oreille courbaturée par des écoutes plus harassantes. Même si on ne se prononcera pas sur la pochette, la musique Solar Bears vous enveloppe du même le confort oisif et de la protection rassurante qu’un cocon. Une parenthèse ouatée vivement préconisée.

 

par Manolito

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

FA 23/09/2010 17:25


ému Winnie??


Chroniques électroniques 23/09/2010 23:22



Non, j'ai enfanté un monstre. La bise Fanny et à tous les banquiers suisses libidineux par la même occasion.


YAB



manuel 23/09/2010 15:20


c'est vrai qu'elle est bien dégueu la couv ! Mais la musique est inversement et proportionnellement chouette !