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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 10:24

Sortie : 14 octobre 2011

Label : Savvy Records

Genre : Techno

Note : 7/10

 

Society Of Silence est un duo parisien formé par Nicolas Villebrun (guitariste de Poni Hoax et DJ à ses heures perdues sous le nom de Tite) et Benoît Legrain. Relativement discret dans une scène parisienne saturée par des groupes de mauvais goût, Society Of Silence mérite pourtant de s’y faire une place. Les adeptes d’une techno moite et minimaliste, sombre et raffinée devrait y trouver amplement leur compte. Signifying Monkey est le premier album du groupe (sorti sur le petit label Savvy Records), un album court de 5 titres pour à peine plus de 35 minutes.

 

Tout débute par un Beat Reading Detroit à l’hommage évident. Le groove est sec et la lancinance hypnotique. Le côté légèrement dubbé, lorgnant vers l’univers métronomique de la dub-techno teutonne, s’ajoute à un aspect légèrement progressif. Sans être révolutionnaire, le titre procure pourtant un plaisir immédiat et fugace. Tout le travail de Society Of Silence réside justement dans une utilisation réfléchie de gimmicks old-school, dans une volonté de ne jamais agresser frontalement l’auditeur. On se laisse prendre au jeu avec une facilité déconcertante. 2B Workin n’a plus qu’à répéter le schéma initial en se la jouant plus décadent, tout comme Woundscape se révèle encore plus hypnotique grâce à sa voix grave vous sortant de votre torpeur.

Mais les deux meilleurs morceaux sont plutôt à chercher du côté de la dernière partie de l’album. Tatoo délivre une techno plus massive avec sa basse sourde et ses sonorités métalliques. On pense immédiatement à la techno-indus de Perc et aux usines désaffectées ukrainiennes. Signifying Monkey se charge de clôturer cet LP en hésitant sans cesse entre dubstep et techno. Les influences, ouvertement revendiquées par le duo, de Scuba et Instra:mental percent à travers ce titre volontier plus addictif.

 

Society Of Silence ne prétend pas réinventer la techno et Signifying Monkey n’est en rien un album révolutionnaire. On parle uniquement d’une techno organique ne prenant pas l’auditeur pour un con, lui laissant suffisamment d’espace pour qu’il puisse respirer. Society Of Silence a malicieusement compris que la techno n’est pas qu’affaire d’efficacité primaire et que le plaisir doit se mériter.

 

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par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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