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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 11:08

Sortie : 18 Juin 2012

Label : Smallville

Genre : Deep-house

Note : 8,5/10

 

La deep-house est un cercle, la techno un carré. Ce raccourci, bien que réducteur, permet cependant de mieux comprendre la dynamique deep-house qui nous intéresse ici. Musique répétitive, s’enfermant volontairement dans des schémas narratifs sommaires et aboutissant à la formation inéluctable d’un cercle vicieux, la deep-house actuelle n’en demeure pas moins le plus solide viagra qui soit. Cette musique transpire le cul à chaque instant.

Depuis quelques années, la scène d’Hambourg nous gratifie régulièrement d’albums de hautes volées. Il faut dire que la ville habite le meilleur label du genre, Dial. Mais à côté de cette vénérable maison, se trouve Smallville (qui vient d’ailleurs régulièrement piocher chez les artistes voisins). Smallville c’est un savoir-faire indiscutable. L’an dernier, le label (présent aussi à Paris, dans les sous-sols du disquaire Ground Zero) nous avait ébloui avec l’intemporel The Story About You de Moomin (chronique ici), et l’année précédente avec la sieste crapuleuse d’Asper Clouds de Christopher Rau (chronique ici). Smallville prend son temps, se limite à un album par an pour une poignée de maxis. C’est à ça que l’on repère les grands, à ce respect profond de la musique et du public.

2012 sera donc l’année de Smallpeople avec un Salty Days qui ne déroge pas à la haute teneur qualitative du label. Bienvenu dans la deep-house d’esthète, dans une musique sachant transcender ses propres codes pour aboutir à des créations éternelles. Toute en rondeur, la musique du duo Smallville, formé par l’impeccable Julius Steinhoff et le plus discret Dionne, est une ôde au cool, le vrai. La basse est confortable, vous pouvez vous laisser aller sans crainte. Le temps de la paresse est arrivé, à vous cette ambiance jazz lointaine. Salty Days déroule ses 9 titres avec une nonchalance folle. Les corps se laissent aller, la partouze alanguie peut commencer.

Salty Days est une escapade lancinante, prenant sa source dans la house old-school, le cool jazz et l’ambient évanescent. Le piano, souvent présent, n’est là que pour appuyer en douceur les hands claps permanent, pendant que les nappes ne sont qu’une partenaire de seconde zone. Il y a comme une atmosphère surannée qui échappe de ce Salty Days, une atmosphère où il fait bon se lover.

Bien qu’immédiat, cet album n’en demeure pas moins d’une rare intelligence. And You And You a la malice de laisser trainer interminablement sa nappe ambient en arrière-plan, maintenant l’auditeur dans un état semi-comatique. Beauclair se révèle deep jusqu’au point de non-retour, arrivant progressivement à flouter l’ossature du morceau avant d’en faire émerger la lumière. The Loon’s Groove est un rêve éveillé, un délectable trip sous une serre tropicale. Je m’arrête là même si chaque morceau mériterait une étude approfondie. Ajoutez à cela un son d’une pureté folle, une limpidité générale indécente, et vous aurez compris qu’il ne s’agit ni plus ni moins que d’un bijou.

Est-ce une surprise de retrouver Smallville à ce niveau ? Non. Arriver à maintenir une telle régularité dans l’excellence reste à saluer. La fournée 2012 du label est un album flirtant avec la perfection. Salty Days de Smallpeople fera bien plus qu’accompagner votre été, soyez en certain.

 

http://www.electrobuzz.net/wp-content/uploads/2012/06/00-smallpeople-salty_days_smallvillecd05-2012-electrobuzz.jpg

 

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

P.L 16/07/2012 19:39

J'ai testé depuis plusieurs sources, même constat...

P.L 16/07/2012 19:38

Un petit truc assez désagréable que j'ai remarqué sur ce Smallpeople ainsi que sur le Moomin sur certains morceaux, lors de l'écoute au casque. Il y a des grésillements, peu audibles sur enceintes,
mais largement perceptibles et dérangeants au casque.
Dans le Smallpeople sur le morceau Salty Days quand les ouh ouh ouh arrivent, y'a un souffle et ça gratte un peu. Même constat dans le Moomin sur You quand les ptis sons aigus débarquent à 1:20.
Vraiment gênant au casque :(

Chroniques électroniques 16/07/2012 20:02



En effet, je viens de vérifier. Ca ne m'a jamais vraiment dérangé pour tout dire. Il ne me semble pas que ce soit le "grain" du vinyle mais plutôt un son parasite (une sorte de saturation ?).
Etrange en tout cas.


 


B2B.



Laurent 12/07/2012 11:24

Un très joli petit véhicule, même si les transports qu'il propose sont limités, c'est dans la nature même du projet. Mais pourquoi diable les deux premiers morceaux sont-ils si ternes ?

shadowbox 29/06/2012 21:30

clairement que ce Morning Funk EP est une tuerie, le titre éponyme selon moi surclasse d'ailleurs les productions de très haute qualité signées Smallville cette année, une merveille de Deep house
qui ne donne qu'envie de danser.
Salty Days est excellent, se bonifie avec les écoutes, je le trouve un rien moins trippant que The Story About You dont l'aspect plus mélancolique m'avait tellement séduit. mais j'aime cet esprit
esthète et chill que la galette dégage: parfait pour l'été. du lourd pour changer

Chroniques électroniques 29/06/2012 21:35



Je suis d'accord concernant le Moomin qui est un niveau au-dessus du Smallpeople. Le Moomin c'est un classique instantané alors que le Smallpeople est moins évident à la première écoute.


Ca reste quand même du très très haut niveau, comme toujours avec Smallville.


 


B2B.



Nathan 29/06/2012 17:04

Et faut pas oublier l'excellent maxi de Christopher Rau avec Bon, Morning Funk. Une leçon de plus de house.

Chroniques électroniques 29/06/2012 21:34



Je ne l'oublie pas, je ne l'oublie pas. Sublime EP.


 


B2B.