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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 10:33

Sortie : 16 mai 2011

Label : Gizeh

Genre : Electronica dépressive

Note : 6,5/10

 

With Our Heads In The Clouds And Our Hearts In The Fields commence comme une petite mort. Des larmes d’encre perlent lentement le long de votre visage. Vous allez errer dans les limbes pendant 40 minutes, sans savoir si ce cheminement vous apportera la quiétude nécessaire à votre repos éternel. Alors que les doux susurrements de Chantal Acda vous apaisent, qu’un piano lointain tente de vous réconforter, surgit alors cet orgue spectrale vous rappelant que la tranquillité n’est pas l’apanage des âmes errantes.  Même si jamais ce troisième album de Sleepingdog ne pourra atteindre à nouveau cet état de grâce prodigué par un Untitled Ballad Of You And Me d’ouverture somptueux, vous savez que vous allez voyager entre deux eaux.

 

Les huit titres développent alors ce lent travelling aérien proche du Gus Van Sant d’Elephant. La mélancolie contemplative prend l’ascendant et vous vous prenez à observer de haut votre état comateux. Adam Wiltzie (du groupe Stars Of The Lid) met en place une connivence avec les douces vocalises de la Belge Acda par le biais d’un fin accompagnement sonore. Les nappes fantomatiques ne prennent jamais le pas sur les notes de piano en sourdine ou sur les accords de guitare impalpables. Sleepingdog déploie son spleen sans jamais se pourfendre dans une esthétique mortuaire abscons mais en misant du début à la fin sur une obscure clarté aux vertus expiatoires. On pense alors aux premiers albums électronica des Islandais de Mùm ou au rock neurasthénique des mormons Low (dont je recommande fortement le dernier album, C’Mon).

 

A force de déployer son aura, With Our Heads In The Clouds And Our Hearts In The Fields tombe dans l’écoute contemplative et se substitue à une lecture critique. Les émotions prennent le pas sur la technique. Mais est-ce un mal ? Parfois, ce sont des riens qui figent l’imagination et vous place dans un état profondément réceptif. Alors oui, ce troisième album de Sleepingdog n’est pas un chef d’œuvre, oui, le duo ne fait que recycler les travaux des autres, mais on sent pointer pourtant une troublante sincérité. Votre errance dans les limbes s’achève alors, vous vous éveillez mélancolique, dans un état semi-dépressif. Il ne vous reste plus qu’à réapprendre à sourire.

 

http://media.kompakt.fm/01/assets/releases/fitted/gzh31-with_our_heads_in_the_clouds_and_our_hearts_in_the_fields.jpg

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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