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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 17:07

Sortie : décembre 2010

Label : autoproduit

Genre : Abstract hipost-rock

Note : 6

 

Le MC Sole nous avait découvrir le Skyrider band, en énergique backing band rock qui convenait tout à fait avec l'esprit du rappeur. Avant un nouvel album ensemble, ces musiciens du Colorado prolongent leur échappée solo surprenante, avec un essai fidèle à leur volonté d'innover à la fois dans les techniques de production numérique tout autant que dans le style. Skyrider nous entraîne sur leur quatrième LP depuis 2007 dans une odyssée rock où les sons électroniques sont souvent en appui, un peu à la manière de 65daysofstatic. Abstract hip-hop-rock, post-rock tirant vers l'électro, pas facile de coller une étiquette à cette collection de 22 titres pour 75 minutes chargées en émotion... accrochez vous à votre slip !

 

Les guitares sont brutales, donnent le ton, la rage, l'énergie. Les rythmiques synthétiques donnent un sentiment futuriste, une touche moderne au milieu de ce gros son sévèrement amplifié. L'ouverture est majestueuse. Une marche royale sur laquelle les claviers ronronnent puissamment et les distorsions hurlent à la mort. Il faudra vaincre ou mourir sous ces oriflammes ténébreux. Aux Send 1b et 1c (à chaque morceau correspond une lettre de l'alphabet) confirme ce sentiment de puissance et le mélange des styles. Tous les sons ne sont pas des plus heureux, mais l'ensemble dégage une force mobilisatrice. 1d et ses nappes grandiloquentes sonne, lui, comme un des pics de cette première volée de titres où les machines dominent les guitares.

Les Américains, après avoir tenté de tout emporter avec puissance, décident de communiquer plus en douceur. Sur 1o, le groupe prend des airs inquiétants, des violons venant renforcer le côté cinématographique. Un passage moins rock comme sur le morceau suivant, 1p, où un clavier décharné accompagne le beat rugueux. Il y a aussi un passage presque dub sur 1u, et de nombreux moments rap instrumentaux qui n'attendent que leur MC fétiche. 1v entraîne quant à lui l'auditeur dans une voie plus mélancolique. Cette dispersion sur la durée n'est pas toujours aussi réussie et l'album peut alors sembler un peu s'éterniser...

 

Tout en appréciant l'audace des Skyrider, nous ne pouvons pas laisser passer les quelques loupés de leur mix électro-rock-rap instrumental. Toutefois, si tout n'est pas parfait, l'ambiance générale et une bonne partie des titres valent le détour.

 

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par Tahiti Raph

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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