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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 16:13

Sortie : février 2010
Label : Makasound
Genre : Abstract hip hop

Note : 6

Le rap ne cesse d'être un terrain d'expérimentation pour les producteurs et les musiciens à la recherche de mélange des genres et de croisements des influences. Pour Sig et sa musique cinématique, les structures de ce style sont autant de contraintes dont il peut se libérer, autant de pistes pour créer un ensemble nouveau. Après le triple album Free Cinematic Sessions en septembre 2009, le Français a fait voyager ses doigts sur son piano en différents coins de l'Europe pour composer une "sonate classique-hip hop en quatre mouvements opus 32". Un objet comme on les aime, hors format, inspiré, riche.

Freespeed Sonata est né à Berlin. Est né à Venise. A gagné une batterie et des solos de saxophone en Suisse, une basse à Paris. Puis la voix de Joy Frempong de nouveau à Berlin. Cette voix que l'on croise au hasard des titres. Ce ton parlé, cette confidence. Nya est son pendant masculin sur deux titres, dont le premier pour lui donner la réplique. Tout ceci sent la liberté et la maîtrise. Les 28 pièces, entre une et quatre minutes, qui composent les quatre mouvements se succèdent posément, parfois sans coupure.
Il y a ce piano qui sert de fil rouge. Des notes qui racontent l'histoire principale, donnent la couleur, le liant. Les rythmiques viennent par touches variées, encadrant les autres instruments plus détachés de l'esprit de structure. Ce sont aussi les baguettes de Christophe Calpini qui donnent cet esprit rap. Du rap qui a oublié les principes qui s'y appliquent. On pense ici en effet à IsWhat?! ou, 
quand le flow errant de Joy se fait plus chantant, à des groupes trip hop du passé. Enfin, il y a ces complaintes sortant du sax de Christophe Turchi qui, avec la basse de Marcello Guiliani, sont l'expression free jazz.
Cette sonate en quatre mouvements fait perdre ses repères à l'auditeur. Ce dernier ne peut se raccrocher à un titre ou un air. Il se laisse bercer, ouvert aux émotions que les compositions éclairées de Sig transmettent. Car malgré l'improvisation qui semble régner, chacun prend sa place sobrement, ne dépasse pas sur le voisin, pour respecter l'espace ainsi ordonné. De nouveau le piano solo en interlude. Changement de décor et début d'une nouvelle scène dans laquelle la chanteuse va encore se montrer sous un nouveau jour.

Cet album se révèle un peu plus à chaque écoute. Sans apparaître comme une évidence, il prend de l'épaisseur et s'impose, dans la douceur.

 http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/3/2/6/5414939019623.jpg

par Tahiti Raph

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

Dionys 13/05/2010 22:17


Beau disque en effet, qui déjoue toutes les catégories. Quoi d'électronique ici ? Je l'ai casé dans mes "Musiques singulières", à la fois le sous-tire du blog et une catégorie commode ... qui
convient comme un gant à cet éclectique.


Nicolas MAslowski 26/04/2010 12:07


Salut

Peux tu annoncer le concert de SIG à Paris ds sa chronqiue ?

Bonjour SIg "Freespeed SOnata" + Curumin (Brésil) en concert le 12 mai au New Morning à PAris !!!

Nico