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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 01:58

Sortie : septembre 2010

Label : Ovum Recordings

Genre : Blague Techno

Note : 1,5/10

 

Shlomi Aber fut l'un des DJ producteur qui révéla la scène de Tel Aviv. Celui qui a déjà réalisé son rêve d'enfant a signé des tracks sur des labels aussi respectés que Cocoon Recordings ou Renaissance, avant d'ouvrir son propre label, Be As One Imprint, où ses potes Gel Abril, Itamar Sagi et le plus respectable Kenny Larkin se sont fait un plaisir de laisser leur empreinte. L'Israélien est sévèrement attendu au tournant depuis que de presque avérées accusations de plagiat se sont élevées contre lui. Après State Of No One en 2007, il signe son deuxième album sous le plus que facile titre de Chicago Days, Detroit Nights. Il a pas intérêt à se planter, car si ses talents de chef de label sont un peu moins contestables, ses qualités de producteur et de DJ sont quand même plus qu'au point mort.

 

Lorsqu'on attribue un pareil nom de baptême à son album, on se doit d'être à la hauteur des mythes. Ce qui est ennuyeux, c'est qu'avec les accusations qu'il s'est déjà prise en pleine poire il n'y a pas très longtemps, on a plus de chance de crier à l'esbroufe qu'au génie. A la vue de l'artwork, ça commence plutôt mal. Chicago Days, Detroit Nights est un album tout ce qu'il y a de plus prévisible, presque caricatural. Destiné à un auditoire qui se secoue sur le dancefloor sans réfléchir, il a pour ambition de revisiter 20 ans d'héritage techno et house en y injectant une touche de modernité. Citer Detroit, Chicago ou même New-York ici relève de la pure hérésie. Tout est couru d'avance, c'est grossier, gras et huileux comme un kebab de charcutier. Même les effluves de funk résonnent comme des insultes au patrimoine. Même y a dix ans, on aurait hurler à l'arnaque. Il y a même quelque chose de pathétique dans la ré-utilisation de maxis déjà bien usés.

Si l'invitation assommante de Groove Mechanism a quelque chose de séduisant lors des 30 premières secondes, l'évolution est quant à elle affligeante par son caractère, encore une fois, plus que prévisible. En cherchant bien, on peut sauver New York Dreaming, pas original pour un brin mais qui a le don d'au moins faire clore les paupières et remuer un peu les épaules. Sketches, avec le noble Kenny Larkin, est des plus salutaires mais date quand même de l'année dernière. Il était d'ailleurs sorti sur... Be As One Imprint. Même la tentative de sauver les apparences s'étale comme un pet foireux. Certes, le Shlomi sait jouer des faders et modifier les tempos. Mon cousin Firmin aussi. Il a une culture club indéniable mais ne sait pas quoi en faire. Si j'étais méchant, et je le suis, je dirais que c'est à cause (ou grâce) à des mecs comme ça que la techno se vulgarise, tel un produit consommable périssable dont la seule ambition est de faire danser à tout prix les masses impies et incultes. Toujours plus pourrie est la course aux maxis. Le sillon artistique est lui, totalement absent.

 

En me relisant, je me dis qu'un tel pavé, aussi pamphlétaire soit-il, est déjà un hommage beaucoup trop vibrant pour cette blague aussi drôle et novatrice qu'un sketch de Popeck. Que ceux qui veulent écouter un album où Chicago n'est pas jetée dans la boue se jettent sur le magnifique nouvel album d'Efdemin (ici), destiné à un public d'esthètes techno qui s'élève, plus que jamais, comme une espèce en voie de disparition. Désolé d'avance.

 

http://beatsmedia.com/wp-content/uploads/2010/09/l_73b79adaccf0408d95102adf90678896.jpg

par Ed Loxapac

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

l'Astre 23/10/2010 19:29


Je sais pas quoi dire (je travaille pas sur commande, ca m'énerve!). Je tacherais d'être plus clair néanmoins. (Je l'ai pas écouté, le Schlomi, mais c'est pas la peine.

Le Asura est très bon mais "seulement", je trouve, sur ce label là et après les releases précédentes : pris comme ça il n'a pas de sens et ne vaut pas grand chose mais quand tu sais ce qu'il(s)
a/ont sorti, cet album est vraiment très très puissant (à ça place, j'aurais même zappé la trois - qui m'a collée un gros smile sardonique -, pour vraiment ne laisser aucun indice sur mes
motivations et laisser tout le monde sur ca faim !...).

Sinon à venir :

http://www.stholdings.co.uk/2010/10/21/scuba-introduces-triangulation-interpretations/

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l'Astre


l'Astre 22/10/2010 19:52


Antisémite ! Facile de faire le malin avec des releases justes bonne pour la radio:), mais que penses-tu du dernier Ultimae - à penser toutes les sorties du label comme autant de morceaux d'un même
album, כמובן ?

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l'Astre


Chroniques électroniques 22/10/2010 20:23



Cher l'Astre, comme souvent j'ai du mal à suivre les dircetions bouillonnantes que prennent ton cerveau. Je ne suis donc pas sûr de bien comprendre ton com'. T'as ptet aimé le Shlomi en fait...
Pour ce qui est du dernier Ultimae, le Asura, je le trouve extrêmement séduisant. Y a un côté qui "pulse" qu'ils utilisent je trouve, que trop peu souvent. Même les voix et le côté tribal baba ne
m'ont pas dérangé, bien au contraire. Si j'ai été un peu déçu par certaines de leurs releases de cette année, je trouve que cette dernière est aussi puissante bien que très différente, de l'album
de Carbon Based Lifeforms.