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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 10:18

Sortie : 28 juin 2011

Label : Sub Pop

Genre : Hip-hop

Note : 7,5/10

 

Dirigé par Palaceer Lazaor (Digable Planets) et Ishmael Butler, Shabazz Palaces, le combo de Seattle est une entité hip-hop inclassable. En 2009, les mecs sortaient deux EP autoproduits, deux Ovni se moquant des codes en vigueur du milieu. Le mythique label indie Sub Pop les signe, s’ouvrant pour la première fois à des rythmiques jusqu’alors inconnu. Etrange paradoxe ? Pas tant que cela tant Shabazz Palaces prend à un malin plaisir à étirer ses fondations. Black Up est ainsi le premier LP du groupe.

 

Musique répétitive empruntant ses rythmiques à l’Afrique, ses sub-basses à l’Angleterre et son flow nonchalant à la West Coast, Black Up est un album aussi lourd qu’un soleil de plomb. Chaque piste accentue sa lancinance pour mieux vous plonger dans un état léthargique et prend alors la tangente pour mieux vous vriller le cerveau. On croit tenir le bon bout mais le moindre morceau révèle plusieurs constructions enchevêtrées. On titube devant les arrangement dysharmoniques de Free Press and Curl et An Echo from the Hosts that Profess Infinitum. L’atmosphère devient moite, limite suffocante, et pourtant, jamais Black Up ne se fait plombant. Les samples répétitifs à l’extrême ne sont en rien rédhibitoire, au contraire, on prend plaisir à s’y enfoncer lentement. De toute façon, l’oxygène est inutile dans l’univers de Shabazz Palaces puisque la moindre bouffée risque de se révéler mortel. On se laisse seulement porté par l’aspect indomptable de l’album, ne cherchant pas à intellectualiser les virages à 180 degrés, acceptant de se faire embarquer dans un trip déviant.

On reconnaît pourtant l’influence d’Anticon dans ces cathédrales refusant l’immobilisme. On imagine aussi un DJ Vadim au commande d’un Endeavors for Never. Black Up reste cependant un album facile d’accès, évitant l’abstraction vaine. Swerve the Reeping of All that is Worthwhile (Noir Not Withstanding) apparaît ainsi comme un single potentiel avec la fiévreuse collaboration vocal de Thee Stasia.

 

Shabazz Palaces confirme toutes ses promesses avec ce Black Up fascinant de noirceur contenue. Totalement acquis à la cause d’un abstract hip-hop refusant tout catalogage mais évitant de s’égarer dans des contrées abscons, Black Up est un poison propageant lentement mais durablement son venin.

 

http://3.bp.blogspot.com/-FMOLqTaWi-k/TeOM7bM0yKI/AAAAAAAANNo/4oy2wStBIxQ/s1600/Shabazz-Palaces-Black-Up.jpg

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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