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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 12:22

Date : 15 novembre 2010

Label : Turbo Recordings

Genre : Techno

Note : 5/10

 

L'Ecossais Andy Graham, qui se cache derrière Sei A, n'en est pas à son coup d'essai. Il avait déjà frappé en 2008 avec Editing Shadows, album de tech-house musclé. Depuis, le gazier a eu le temps de peaufiner son style pour mieux dynamiter les dancefloors. Ne tergiversons pas, la tech-house de Sei A n'a aucune autre vocation que de vous obliger à vous démener sur une piste de danse. Exit la finesse et la volupté, faites place au rouleau compresseur White Rainbow.

 

Sans non plus tomber dans le cliché du genre, White Rainbow est une machine suffisamment maligne pour éviter l'autoroute de la techno. Même si souvent l'album joue dangereusement avec les schémas préconçus et la linéarité plombante, Sei A sait insuffler à son objet quelques respirations bienvenues.

White Rainbow est frontal, pas très fin mais jouit d'une redoutable efficacité, notamment dans sa première partie. Les mélodies se font rares pour mieux se focaliser sur un groove imparable. Il est clair qu'à 2h du mat', l'ensemble fera des ravages. La construction basique des morceaux permet d'immédiatement adopter l'engin. Les montées se succèdent que ce soit pour un résultat vicieux et trébuchant, Little One Song, ou lors d'une tentative de rapprochement vers l'univers de Modeselektor, Sweet Lives. Les sons restent grésillants et la basse est lourde. Sei A exploite au maximum tous les gimmicks identifiables pour un tazé en pleine montée. On aurait pu craindre que la sur-utilisation de la voix (souvent parlée, parfois chantée) allait être rédhibitoire mais finalement, on accepte cette mise en situation.

Mais White Rainbow s'essouffle rapidement, d'ailleurs, une simple écoute dans son canapé se révèle vite ennuyante. La dernière partie de l'album réussit néanmoins à maintenir l'attention. La sombre ballade de Out Of Reason rappelle Moderat pendant que la house de Body Of Eyes se fait plus atmosphérique.

 

Sei A signe un album de tech-house qui ne cherche rien d'autre que l'efficacité primaire. Il n'est point question de travail d'orfèvre mais juste d'une volonté de faire bouger l’auditeur. Ca a beau manquer cruellement de finesse, le groove réussit quand même son affaire.

 

http://4.bp.blogspot.com/_D3WHkOh6MWA/TO0PXsurGXI/AAAAAAAABaI/UDbDkpZ_SIc/s320/Cover.jpg

 

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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