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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 11:17

Sortie : 4 Juin 2012

Label : Traum Schallplatten

Genre : Deep-techno trancey

Note : 6/10

 

On pensait la techno trancey morte et enterrée depuis 2 ans et la mise en sommeil artistique de Border Community, qui n’a rien sorti de vraiment concluant depuis Holkham Drones de Luke Abbott. On a eu tort. Depuis l’an dernier, Traum Schallplatten a pris sérieusement la relève. Dominik Eulberg nous a grandement convaincu avec son luxuriant Diorama (chronique ici) et, plus récemment, Max Cooper est venu nous cueillir à froid avec son Egomodal orageux (chronique ici). C’est au tour de Ryan Davis de venir titiller notre enveloppe corporelle via un Particles of Bliss inégal mais possédant son lot d’explosions de dopamine.

 

Particles of Bliss est un album entièrement voué à la cause d’une techno trancey prompt à vous faire lever les bras au ciel, tel un hippie qui s’ignore. L’album doit énormément, si ce n’est tout, à son triptyque initial. The Enchanted Garden pose avec douceur l’ambiance sous la forme d’une légère comptine au piano. C’est inoffensif au possible afin de vous placer dans un état de réceptivité maximale. Surgit alors ce singulier moment d’apesanteur estival sur Where The Right Things Are. Une mélancolie progressive s’empare du dancefloor et vous vous prenez à rêver d’entendre ce morceau un dimanche matin, les pieds dans le sable, le soleil de face. Beluga vient enfin souffler le chaud et le froid. La docilité des nappes inaugurales laisse place, au détour d’un vulgaire kick, à une bête indomptable. Malgré l’apparente facilité de ces titres et le pouvoir d’attraction immédiat, cela reste imparable d’efficacité.

Mais la suite n’arrivera jamais à tenir la cadence. La faute à trop de garde-fous. En effet, Sebastian Waack, de son vrai nom, ne lâche jamais suffisamment ses morceaux. Alors qu’on espère atteindre le nirvana via des montées et des explosions redoutables, on doit se contenter d’un enchaînement de tracks certes loin d’être désagréables mais un peu trop prévisibles. Mais ce qui dérange le plus, c’est cette compression sonore nuisant à l’impact (au hasard : Eyes Wide Open). En effet, l’enrobage épais entourant la basse se trouve annihilé par une volonté de tout aplatir. La conséquence est sans appel puisque l’identité sonore qui émane de l’album perd vite de son potentiel d’attraction tant les morceaux ont tendance à se répéter. La lassitude finit par pointer le bout de son nez et il est désormais trop tard pour tout rattraper.

 

Particles of Bliss est un album de deep-techno trancey loin d’être indigent mais qui risque malheureusement d’être rapidement oublié. C’est regrettable tant on attendait plus de la part de Ryan Davis.

 

http://www.moduledistribution.com/wp-content/uploads/2012/03/COVER_Ryan-Davis-400x400.jpg

 

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

Poulain 04/06/2012 14:42

Je n'est pas eu le temps de tout écouter.
Mais certain morceaux ce lance très bien, on est tout de suite accroché, et curieusement ca s'estompe...

Prenons pour exemple "where the right things are", que j'ai découverte pendant la lecture de votre chronique.
- Tout commence assez portant, les premiers synthé ce lance, de plus en plus. Et très rapidement le "déjà vus" prend un peu le dessus avec des mélodie que je trouve un peu foireuse.
6/10 une note adéquate.