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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 09:29

Sortie : 12 septembre 2011

Label : Leaf Records

Genre : Expérimental, musique répétitive, krautrock

Note : 8/10

 

C’est en lançant les dés au gré du hasard que peut surgir l’éphémère fulgurance. En partant de ce principe, le duo suédois Roll The Dice s’est décidé à expérimenter par le biais de l’improvisation. Déjà auteur d’un premier album éponyme en 2010, Malcolm Pardon & Peder Mannerfelt reviennent avec In Dust, proposition nettement plus audacieuse en terme de captation de l’espace sonore.

 

La musique de Roll The Dice ne s’appréhende par comme un énième disque de musique électronique. Cela demande une mise en préparation en forme d’échauffement. Vous devez faire le vide autour de vous, supprimer toute tentative d’intrusion dans votre monde pour les prochaines 60 minutes, mettre votre cerveau en mode de réceptivité optimale. A partir de ce moment, vous êtes apte à pénétrer dans l’univers hypnotique du duo.

In Dust c’est les bacchanales consumées entre la musique expérimentale des 50’s, la musique répétitive américaine des 60’s et la kosmische muzik allemande des 70’s. Un univers puisant sa force dans l’utilisation assumé de synthétiseurs analogiques vintages. Mais au lieu de tomber dans l’étalage nostalgique, In Dust préfère la complexité des compositions électroniques superposant les strates indéfiniment afin de nous amener vers un état hautement extatique. Progressivement, les sons emplissent l’espace, prennent possession de votre corps et dictent vos pensées. Afin de ne pas se limiter à une utilisation purement mécanique de boucles répétitives, un piano vient rehausser les morceaux en les humanisant et un beat simple vient souder ces édifices.

Le plus souvent acquis à un kosmische muzik toute droit venue de Jupiter, les longues plages d’In Dust n’en finissent plus de vous poursuivre par la force de leur lancinance. Les boucles ont beau se superposer, vous ne pouvez vous empêcher de rester fixer sur une seule d’entre elle. Cette musique se révèle pernicieuse et à terme angoissante. Le fantôme de John Carpenter rode sur un Maelstrom fantastique. Kurt Russell sort alors du brouillard de New York 1997, le regard dur, prêt à en découdre avec le reste du monde… vous. Les 11 minutes à couper le souffle de Way Out s’apparentent à une ascension himalayenne au dessus des nuages, à la recherche d’un sommet que jamais l’on atteindra. On se limitera ici à la mise en avant de tel ou tel morceau puisque chaque nouvelle écoute permet d’explorer de nouvelles pistes sensorielles.

 

A la fin d’In Dust, vous n’avez plus qu’à reprendre votre souffle, lentement. Roll The Dice prouve que la musique expérimentale n’est pas qu’affaire d’élitisme et peut réussir à provoquer des émotions par l’entremise de la répétitivité. Autant ancré dans le passé que dans le futur, In Dust est une œuvre absorbante.

 

http://cdn2.greatsong.net/album/extra/roll-the-dice-in-dust-111701828.jpg

 

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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