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11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 11:10

Sortie : 23 juin 2010

Label : M-Plant

Genre : Techno

Note : 8/10

 

On ne l’attendait pas vraiment celui-là. Robert Hood a beau être une référence indétronable du milieu techno (c’est quand même le mec qui a fondé Underground Resistance avec Mike Banks et Jeff Mills à Detroit dans les 90’s), sa techno puissante avait fini par perdre de sa superbe avec les années. En plus, Hood revient avec Omega, étrange projet visant à proposer une nouvelle B.O. de l’obscur The Omega Man, film de S.F. de 1971 avec Charlton Heston. Tous les ingrédients casse gueule sont réunis pour nous pondre un album de techno sans idée. Et bien vous vous fourrez le doigt dans l’œil ! Omega est une tuerie techno comme il en sort trop peu, un rouleau compresseur imparable.

Omega surprend par sa contemporanéité. Là où on aurait pu craindre un album de techno de Detroit old-school, pétri d’influences futuristes, on se retrouve avec un objet n’hésitant pas à user des gimmicks actuels chers au label berlinois Ostgut Ton. Prenons Towns That Disappeared Completely sous perfusion Detroit avec son puissant kick et dont les sonorités d’insectes rampants rappellent vicieusement les récents travaux de Marcel Dettmann.

Robert Hood n’est pas le pape de la techno minimale pour rien. Omega nie la mélodie pour privilégier la puissance. Le résultat est sans appel, Omega ramone les neurones sans concession. La techno surpuissante d’Alpha avec son ambiance "rave dans un hangar" ne fait pas dans la dentelle malgré d’incessantes variations. Ce côté à la limite de l’indus risque d’en refroidir plus d’un mais pourtant jamais Omega ne prend le chemin du bourrinage facile. Alors oui, c’est anxiogène et claustrophobique mais les basses élastiques et le groove permanent empêchent le bad trip. Robert Hood ne se contente pas de proposer une techno robotique et de temps en temps, une petite nappe vient apaiser les esprits comme sur Think Fast. Finalement, on saisit mieux l’idée initiale de refonte de la B.O. de The Omega Man. Lentement mais sûrement, Robert Hood nous immerge dans une ambiance mêlant ambiance futuriste et sonorités organiques pour au final nous laisser dans l’espace, à la recherche d’une impossible bouffé d’oxygène qui ne viendra jamais.

Avec Omega, Robert Hood signe un album de techno puissant et racée, pont idéal entre la techno de Detroit des 90’s et la techno organique actuelle. Mr Hood démontre une nouvelle fois son rôle majeur dans le courant techno depuis bientôt 20 ans.

 

http://2.bp.blogspot.com/_-XwayVfz5Q8/TSHsta-M2gI/AAAAAAAAA9o/ZIBuJRcoWl8/s1600/robert_hood__omega__sleeve200202222.jpg

 

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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commentaires

AlternativKultur 23/05/2011 15:23


Je viens Juste de le découvrir c'est une merveille !!