Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • : Au confluent des musiques électroniques, du rap et des autres styles, ce blog, ouvert et curieux. Chroniques de l'actualité des sorties IDM, électronica, ambient, techno, house, dubstep, rap et bien d'autres encore...
  • Contact

Recherche

Archives

Catégories

3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 12:29
Date : 1er janvier 2010
Lieu : Fabric (Londres)


Après une nuit du nouvel an blindée - toutes les places (à 40 £) étant parties en prévente selon la rumeur -, le plus célèbre club londonien prolongeait la fête
le 1er janvier avec une Wet Yourself (bien moins onéreuse) de 16h à 4h du matin, avec pour tête d'affiche Stephan Bodzin et Marc Romboy.
A 22h, le quartier de Farringdon est vide, seuls un ou deux pubs accueillent ceux que la Saint-Sylvestre n'a pas totalement abattu. De faibles lumières éclairent les rues froides. Charterhouse Street ne fait pas exception. Ce n'est qu'en approchant de Fabric que l'on aperçoit quelques personnes, les cordons à l'entrée et les videurs un peu figés. Le bâtiment de brique se dresse impressionnant dans le calme de la capitale anglaise.

L'entrée est rapide et les errements dans le labyrinthe peuvent commencer. Il faut d'abord monter pour passer aux caisses et au vestiaire, puis redescendre juste devant l'entrée pour accéder à l'intérieur de la boîte. Seul un lointain beat assourdi nous parvient alors. Les escaliers gris clair dont l'allure moderne avec leurs rampes métalliques détourne l'attention des murs sombres. Ce n'est qu'en découvrant le premier sous-sol qu'on est frappé par ces larges fondations de petites briques rouges et ces arcades cotoyant les impressionnants conduits de ventilation. Les confortables fauteuils noirs sont pour l'instant vides et les bars brillants attendent encore les clients. Le kick parvient maintenant plus nettement : une techno minimale attire les premiers visiteurs vers le balcon qui donne sur la room 1 où quelques danseurs clairsemés s'agitent paisiblement. Les éclairages sont sobres dans cet espace brumeux.
La visite continue à l'étage inférieur. A droite, de nouveau cette room 1 et son DJ à hauteur d'homme, protégé par un rectangle de briques et une grille marron qui ne s'élève pas plus haut que le visage. Au fond, un podium encore peu occupé.
http://3.bp.blogspot.com/_3Nq_j4B_I6Y/SYuKLKmtS1I/AAAAAAAAAc0/2ovlXB9Ig4U/s400/WETLOGO1_1209051627.gif
Direction la room 3 (la 2 est fermée ce soir là), de l'autre côté. Après un autre bar et un nouveau coin confort avec de longues banquettes noires et même deux larges couches pour clubbeurs épuisés, un escalier de métal permet de monter vers ce qui est pour le moment le coeur de la soirée... il faut alors jouer des coudes pour entrer dans cette double salle où une techno plus uptempo et progressive fait mouvoir les corps. Quelques montées font même hurler les plus en forme. Le DJ est là encore au plus près du public.
Si les Anglaises sont fidèles à elles-mêmes avec leur mini-jupes et des looks excentriques très années 1980, les garçons sont plus sobres avec leurs T-shirt-jean-basket. La qualité du son n'a rien d'exceptionnelle, mais toutes les pièces sont équitablement desservies. Même le passage d'un dancefloor à l'autre n'est pas l'occasion d'une vilaine bataille de beats. Des tablettes de bois viennent compléter le décor de métal et de brique.

A minuit, le club est déjà bien plus rempli et la room 1 semble satisfaire les danseurs avec une techno pure et dure qui ne laisse de respiration qu'avec un titre d'early house. Un type en chemise-cravate qui semble tout droit sorti de la City se déchaîne dans son coin. Il sera bientôt sérieusement encadré par la foule qui se presse à l'entrée... sortir un premier janvier n'a semble-t-il rebuté personne. La musique n'a rien de sensationnelle, mais contente la majorité.

Malgré sa taille et son organisation des plus soignées, le charme de Fabric a opéré. La soirée passée, sans se soucier des DJ aux platines, a répondu au cahier des charges : danser dans un cadre festif. Les grandeurs différentes des deux espaces permettent à chacun de trouver son bonheur. Pour des ambiances plus intimes, on comprend cependant que certains Anglais préfèrent d'autres adresses...
par Tahiti Raph

Partager cet article

Published by Chroniques électroniques - dans concert-soirée-festival
commenter cet article

commentaires