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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 15:29
Date : 8 décembre 2009
Lieu : Elysée-Montmartre (Paris)

Une grande partie de Chroniques Electroniques s'est réunie ce soir devant l'entrée de l'Elysée-Montmartre pour assister à la soirée Pure 20(10), organisée par le label Warp.
Les nouveaux venus Nice Nice, le génial ariste producteur Four Tet, le quartet math-rock Battles et l'abrasif Flying Lotus constituent le line-up d'une soirée qui s'annonce plus que prometteuse.

Nous montons les marches menant à la fosse accompagnés par les notes de Nice Nice. Nous n'en avons pas entendu assez pour émettre un jugement objectif.
En haut des marches c'est la cohue. Le public est désappointé pour une raison qui n'a rien de musicale. En effet, toute sortie est définitive et aucun coin fumeur n'a été aménagé pour la soirée. Des gamines à franges crient au scandale tandis que des chevelus hagards prennent la nouvelle avec un peu plus de philosophie, en décidant de se saouler à la Kro.
Seul notre plus brave et valeureux chroniqueur parviendra à se nicotiner à l'extérieur, après avoir échangé quelques mots en lingala avec les agents de sécurité, qui ne sont d'ailleurs pas les cerbères qu'on aimerait nous faire croire.

Mais trêve de péripéties et de dangereuses incursions vers l'extérieur, Four Tet se place aux platines pour un set à dominante house. Kieran Hebden lâche une prestation assez inégale et un rien stoïque. La house qu'il diffuse est assez hypnotique et agrémentée d'influences africaines.
On connaît tout le talent du producteur, comme en témoigne sa géniale et récente collaboration avec Burial. Ses qualités de DJ apparaissent moins évidentes, surtout lorsqu'il se lance dans un hommage à la rumba zaïroise avec un ou deux titres dignes de Franco ou de Seigneur Rochereau. On attend en revanche son prochain album avec la plus grande impatience.

On installe ensuite le matos d'un des quartets les plus avant-gardistes et passionnants de ces dix dernières années, Battles. Depuis le succès critique et commercial de Mirrored, les quatre américains ont envahi les scènes du monde entier pour réaliser des concerts plus dantesques les uns que les autres. Ils sont les fers de lance d'une scène math-rock méconnue jusqu'alors.
Basée sur la synchronisation, la progression et un implacable sens de la précision, leur musique est un véritable bol d'air frais pour un public indie qui n'en demandait pas tant.
Tyondai Braxton, récent auteur d'un album un rien conceptuel chez Warp, a l'air plus que content d'être là. Il est vrai que les nouvelles compos du groupe semblent être plus que jamais inspirées par le génie hirsute. La voix de celui-ci est beaucoup plus mise en avant. Certains dans la foule parlent d'influences à la Animal Collective ou Grizzly Bear. Mouerf, on est pas vraiment convaincu. Battles reste Battles.
Le groupe aura eu un peu de mal à se synchroniser avec les régisseurs. Certains morceaux se sont montrés un peu poussifs dans les harmonies, mais la prestation fut quand même de facture bien plus que respectable. Les hymnes désormais bien connus Race In et Atlas parviedront à enchanter un public déjà tout acquis à la cause du quartet. J'ai pour ma part rarement été aussi impressionné par un batteur, John Stanier est littéralement bluffant et semblerait pouvoir encore jouer trois heures.

On déménage la scène pour laisser la place au Californien Flying Lotus, génie avant-gardiste des platines et tête de proue d'une scène liquid hip-hop. Steven Ellison apparaît enthousiaste et communicatif. Il produira un set fédérateur de haute volée, fait de beakbeats et de mélodies vrillées. Celui qui a pour tante Alice Coltrane se place d'ores et déjà comme un des artistes hip-hop les plus prometteurs de ces dix prochaines années, aux côtés des Lukid, Nosaj Thing ou autres Dorian Concept. Il lâchera une petite dédicace à Busy P (dommage, celui-ci a quitté les lieus cinq minutes avant) en remixant Positif de Mr. Oizo. Le remix d'Idioteque (Radiohead), ne s'imposait pas forcément au vu du set, mais aura eu le mérite de faire réagir un auditoire littéralement hypnotisé. Après un court rappel et une acclamation bien plus que méritée, le lotus volant clôt une soirée qui a tenu une bonne partie de ses promesses.

La désormais rituelle transhumance peut s'organiser vers le métro, sous les regards soulagés des agents de sécurité. Même si le DJ set de Four Tet a un peu déçu, les concerts de Battles et Flyng Lotus auront largement convaincu. Il ne reste plus qu'à attendre les albums qu'on espère "PURE", à venir en 20(10)...


par Ed Loxapac
(Photos par Tahiti Raph)

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Published by Chroniques électroniques - dans concert-soirée-festival
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