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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 10:34

Date : 29 juin 2011

Lieu : Cabaret Sauvage (Paris)

 

La canicule est arrivée sans coup férir hier soir dans la salle du Cabaret Sauvage. Lorsque les effluves lubriques de Nicolas Jaar se sont stoppées à 00h30, le public en transe avait du mal à contenir son excitation. Pour mieux comprendre cet état, il faut faire un bond en arrière de quelques heures.

 

Le Rex Club prend ses quartiers dans le jardin de la Villette le temps d'un festival, le ME.002, à la programmation exemplaire. On retrouve le public habituel des nuits du Rex. A 21h, on a encore l'impression que c'est l'heure du petit déj' pour tous ces clubbers. Mais Acid Pauli va faire monter la pression avec intelligence. Son DJ set progressif est finement mené en prenant comme principe de superposer une chanson (uniquement la voix) sur un beat house langoureux. Toujours sur le fil du rasoir, à la limite du mauvais goût par moment, follement branché, ce DJ set dynamite la foule et prépare ainsi le terrain à John Roberts.

L'Américain prend possession de la scène à 22h afin de présenter son live tant attendu. L'auteur du chef d'oeuvre deep-house Glass Eights (chronique ici) ne va pas décevoir. John Roberts réinvente ses morceaux en live en superposant ses créations. L'enchevêtrement des formes permet de maintenir l'attention pendant que ce malin de John utilise avec parcimonie des gimmicks de club volontiers plus frontaux. Pendant 1h, la quasi intégralité de l'album est passé en revue sans avoir l'impression d'une quelconque redondance. C'est d'une rare finesse et il est objectivement impossible de remettre en cause un tel talent.

Mais c'est surtout Nicolas Jaar qui est attendu ce soir par un public de plus en plus impliqué. Mais comment le très éthérée Space Is Only Noise (chronique ici) va-t-il passer en live ? La crainte de voir l'ambiance retomber est grande. Nicolas s'installe aux machines avec le reste de son groupe (batterie, claviers, saxo, guitare). Dès l'ouverture, le ton est donné. Nicolas Jaar part dans un downtempo moite sidérant de tension contenue. Lorsque le beat est lâché, la foule explose. Le tour de force de Nicolas Jaar est de provoquer l'euphorie avec un beat n'excédant jamais les 100 BPM. C'est impressionnant de maîtrise. Les corps se mettent à chalouper, les gouttes de transpiration ruissellent sur la piste. Plus le concert avance et plus la lubricité s'impose. Rarement un concert d'électro n'aura été autant imbibé de sexe. Nicolas commence alors à jouer avec nos jambes en multipliant les accélérations et les chutes de rythmes avec une aisance folle. Il suffira d'un rappel pour achever la foule, d'un morceau électronica, à la limite de la musique concrète, au finish malaxant une rythmique d'n'b avant un Space Is Only Noise If You Can See phénoménal et s'arrêtant net, laissant ainsi les gens transi.

 

C'est rare une telle qualité sonore dans une soirée, une telle progression dans la luxure. Rien ne fut à jeter dans ce line-up qui a su imposer sa puissance dans sa retenue. Brillant !

 

http://www.parislanuit.fr/images/pack/events/main_380.jpg

par B2B

 

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Published by Chroniques électroniques - dans concert-soirée-festival
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commentaires

ARTY 30/06/2011 20:03


Je confirme ce que tu dis "myatropa" pour l'avoir vus a la Gaité Lyrique en dj set j'étais anéantis par le mauvais gout des ses choix musicaux je me serai crux au PACHA alors que j'étais un grand
fan de son album. Très déçus d'avoir raté cette soirée au Cabaret sauvage je savais qu'il ferait beaucoup mieux :)!


myatropa 30/06/2011 17:30


Certes. Cela fait souvent une grosse différence. Et cela prouve également que le métier de DJ et celui de producteur n'est pas le même !


myatropa 30/06/2011 14:04


La semaine dernière, John Roberts était à About Blank, petit club berlinois pour un dj set de 4H. C’était très décevant. 4h où John Roberts a donné l’impression de découvrir ses vinyles avec un set
bourré d’incohérences en terme de style musical, d’énergie. Un set peu pensé visiblement, oscillant brutalement entre deephouse et subite techno,
à des kilomètres de son brillant album. De toute évidence, l’enjeu était plus important pour lui à Paris… c’est dommage.


Chroniques électroniques 30/06/2011 16:49



La différence vient du fait qu'à Paris c'était un live, quelque chose de travaillé.