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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 16:39

Date : 18 novembre 2011

Lieu : Rex Club, Paris

 

Quatre jours seulement après la sortie de son dernier et excellent mix (ici), Marcel Dettmann était de passage à Paris accompagné de son acolyte Ben Klock, dans le cadre des Nuits Capitales. Séparément, les deux DJ sont grands ; ensemble, c’est une véritable machine de guerre sonore qui ouvre le feu, et en mode all night long s’il vous plaît. En l’absence de warm-up, il n’est plus suicidaire de se rendre au Rex Club dès son ouverture, pour y entendre la paire préparer tranquillement leur terrain musical… il est minuit. Minuit trente-six, premier kick, et c’est parti pour plus de six heures d’assauts électroniques. Dépourvue à 95% de mélodies, la techno des berlinois est frondeuse, brutale et sans concession, confiante dans l’efficacité virile des seuls beats et basslines. Et les mecs ont envoyé du très lourd : setlist pointue, zéro temps mort, l’ambiance qui se dégage de l’ensemble oscille entre stupre, dope et règne post-apocalyptique des machines. Sans surprise donc, Dettmann & Klock se posent encore et toujours parmi les tous meilleurs DJ de ce bas-monde, merci pour nous !

Mais alors il fallait bien ça pour rendre cette soirée supportable ! La faute à un nombre spectaculaire de blarfs, péteuses et péteux (les dames d’abord), qui ont mis les nerfs des simples auditeurs/danseurs à rude épreuve. Entendons-nous, je ne suis pas en train de me lancer dans un couplet maintes fois entendu sur l’ambiance général du Rex Club. Mais de mémoire de Pingouin, jamais le phénomène « cours de récré pour sales gosses semi-bourges de moins de vingt ans » n’avait pris une telle proportion. Impossible de passer trente secondes sans se faire percuter par de la viande saoule quasi mineure faisant la navette entre bar et fumoir à la recherche de leurs congénères éparpillés dans le club. Certes, je ne suis pas un mec hyper-tactile, mais tout de même ! Aller fumer une simple clope relève de l’exploit physique et psychologique, et même la connasse de 19 ans au bord du coma éthylique qui m’a roulé un patin pour me remercier de lui avoir refilé une taffe ne suffira à me réconcilier avec ces foutus dégénérés. Ajoutez à cela un Rex surbondé de la cabine DJ aux chiottes, un staff habituellement peu amène et ce soir particulièrement sur les dents, et vous avez tous les ingrédients pour vous donner une furieuse envie de fuir ce véritable merdier ou de droiter le prochain mec qui vous rentre dedans avec son air d’ado débile qui semble dire : « ouais chuis con, j’te fais chier et j’t’emmerde »…  et ce, répétons-le, malgré le set immense auquel on assiste pourtant ! Qu’on n’aille pas me dire que j’abuse : il suffisait d’entendre les conversations de mecs normaux pour entendre un son de cloche identique. A cinq heures du matin, la pression électronique commençant à redescendre, c’est avec un réel soulagement que j’ai retrouvé la rue parisienne, où même les petites renois de la rue Saint-Denis vous paraissent des anges de douceur et de délicatesse. Bordel, pas facile de devoir fréquenter les clubbers…

 

http://www.tetu.com/files/visuels/Nuits_Capitales1.jpg

par Pingouin Anonyme

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Published by Chroniques électroniques - dans concert-soirée-festival
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commentaires

Mth 25/11/2013 13:28

Cet article m'a fait sourire, et je dois dire que je m'y retrouve assez. Ayant vécu à Amsterdam, je n'ai aucun plaisir pendant les soirées techno en France où l'ambiance est mauvaise, les gens
violents, et se plaignent en permanence. Je n'affectionne pas particulièrement le REX et pourtant, j'ai passé une soirée magique. Mis à part le fait que je me faisais bousculer sans ménagement
beaucoup trop souvent, j'ai réussi à oublier l'ambiance générale et profiter du bonheur de passer la soirée avec un ami très cher. C'était donc ça le secret: faire fi de l'ambiance générale et des
détails insignifiants pour profiter avant tout de la musique et de ses amis.

Bref, j'ai passé une excellente soirée, et j'ai particulièrement adoré la partie 5-7h du set!!

Merci pour cet article, et essaye de te cocnentrer sur la musique la prochaine fois ;)

Paranoiak 02/03/2012 05:10

Moi elle m'a bien fait sourire cette chronique et j'aime bien ton style ! Tout le monde n'est pas déjà allé au Rex, j'habite à + de 20 000 km de celui-ci. C'est marrant de savoir que l'ignorance,
l'arrogance et la stupidité prépubert est "universelle". On se demande s'ils aiment réellement la musique et s'ils se rendent compte des monuments qu'ils ont en face d'eux !

Ça change d'une chronique purement musicale et c'est pas plus mal de temps en temps. Bonne continuation.

futureheal3r 23/11/2011 12:25

Pour sortir loin du débat animé des commentaires de cet article, juste quelques félicitations pour avoir parfaitement retranscrit la soirée telle que je l'ai vécue avec un ami.

Le coté "je te pousse je passe je fais chier" était des plus insupportables mais après le tout était d'arriver à s'enfoncer suffisamment dans la foule pour trouver un passage qui ne soit pas une
bretelle d'autoroute.

Encore bravo, bonne continuation!

raphael 22/11/2011 19:42

Allez au pif, dans une des chroniques que j’ai mentionné, celle de justice : « Mais puisque on est des chroniqueurs élitistes et crédibles, on a accepté de souffrir . ». Donc pour l’élitisme je
n’invente rien, même si ce n’est effectivement pas toi qui as écrit.

Pour les albums dont j’ai parlé, une ou deux tracks ont suffit à me dégouter de ces artistes. Comme je ne suis pas bloggeur, pas la peine d’aller plus loin pour moi.
Le pire c’est que dans le fond, je suis assez d’accord avec toi, la population en club à Paris me nique régulièrement mes soirées. Après une éternité de clubbing Berlinois, c’est dur de revenir à
ces réalités. De là à en faire des comptes rendus publiques …

La critique du mix de Dettman était tout à fait honnête, donc vois mon absence de commentaire comme un : qui ne dit mot, consent.

Bref, je me contenterai maintenant de lire les critiques et non plus les reports.

Jérémie, merci de ton appui. Je ne fais pas un procès d’intention au site, sinon je n’en serais pas un assez fidèle lecteur. Simplement, je constate qu’avant, quand ils détruisaient un album,
c’était fait plus intelligemment (cf : l’hilarante critique de Cookers – Tons of friends)

Chroniques électroniques 23/11/2011 03:10



1/ Figure-toi que cette phrase d'Ed Loxapac était précisément du second degré : ras-le-cul de se faire insulter d'élitisme (parce que c'est bien une insulte) quand on descend un skeud que Tsugi a
kiffé. Si tu lis nos chroniques régulièrement, tu sais parfaitement que c'est une connerie qui revient souvent dans les comm' (poubelle du web, les comm', en général, tu sais ça aussi ?).


2/ Je ne comprends pas pourquoi tu cherches à nous dézinguer sur Justice, Orel etc, alors que toi-même dis que ces disques sont pourris. Mais alors pas du tout. Oui c'est une souffrance que de
s'infliger une écoute entière et sans interruption du dernier Justice. Note que je ne suis pas "blogueur" : sinon je mettrais mon joli p'tit nom iuo ma photo en avant, histoire de me vendre au
plus offrant.


3/ Si en plus t'es d'accord avec la chronique du Dettmann... pfff...


4/ Des "compte-rendus publiques", tu dis ? Mais merde, tu crois qu'on fait quoi en général, à part des "compte-rendus publics" (oui en français ça s'écrit comme ça...) ?!


5/ Jérémie ne t'appuie pas, il te flingue. Sache qu'affirmer, en général, c'est faire un procès d'intention, ou alors t'es un mec qui croit que la différence entre objectivité et subjectivité est
tranchée de façon absolue et définitive (et dans ce cas-là : mouaaarfff !!!).


6/ Eh merde je perds mon temps à répondre alors qu'encore une fois, non, décidément, tu n'es pas là pour parler de musique, ça se voit, ça se lit.


7/ J'aurais préféré passer une énorme soirée au Rex. C'est ça que veut dire ma chronique. Or ce n'a pas été le cas, pour etc.


Pingouin



Rabbit 22/11/2011 11:56

Bah de toute façon les live reports c'est marrant qu'avec un minimum de gonzo dedans.

Sinon Pingouin Anonyme j'espère que tu t'es lavé la bouche au Menthol après, pour ce qu'on en sait ça pouvait être un vrai bouillon de culture là-dedans...

Chroniques électroniques 22/11/2011 16:33



Merci. Effectivement, il y avait de quoi se désinfecter, on ne sait jamais trop quelle forme de vie on trouve dans ces cavités buccales !!!


Pingouin