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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 10:30

Date : 25 Avril 2012

Lieu : La Dynamo, Toulouse

 

Ma crainte est immédiatement dissipée en pénétrant dans la Dynamo toulousaine. Il est 20h45 et le public est déjà nombreux. La peur de me retrouver dans une salle au public clairsemé était légitime et ma ramène inlassablement à ces trop nombreux concerts ignorés. Non, Toulouse continue sa mue électronique, le temps n’en finit plus d’accélérer le changement de saison. Il faut dire que la Dynamo est le genre de salle qui donne envie de poser durablement ses espérances. Le lieu ressemble à la salle de concerts idéal : capacité limitée (à vue d’œil, 300 personnes), excellente acoustique, bar adjacent, étage prompt au relâchement des jambes, fumoir respirable.

Le FK Project ouvre les hostilités. Ce live électronica-trip-hop du duo toulousain est une première pour tous, le public comme le groupe. Je resterai donc indulgent devant cette prestation pour le moins anecdotique.

 

http://iboat.eu/main/wp-content/uploads/2012/03/Site-chapelier.jpg

 

Le Chapelier Fou prend place peu avant 22h. L’attitude détachée de Louis Warynski balaie immédiatement les premières appréhensions. A un nombre impressionnant de machines et de claviers, s’ajoute une guitare électrique et un violon, pièce maîtresse de l’électronica introspective du musicien. Le concert fera la part belle au dernier album du messin, Invisible (chroniquée ici), et tant mieux. La facilité avec laquelle Louis construit son live démontre à quel point il maîtrise son sujet. Ses édifices musicaux prennent en live une dimension insoupçonnée. Le concert prend son envol sur les 10 minutes de Cyclope et Othello dont le final en forme de vortex n’en finit plus de faire plonger le public. Shunde’s Bronx nous ramène aux grandes heures d’une électronica amontobienne pendant que P Magister hypnotise la foule. Mais la force du Chapelier est de rendre sa musique vivante, nous faisant presque oublier l’aspect essentiellement électronique de l’ensemble. Il se paiera même le luxe d’un retournement de situation improbable lorsque, sur Vessel Arches, il convoquera le chanteur Gerald Kurdian via un faux-Skype.

Totalement acquis à une musique introspective portée par un violon lancinant ou espiègle, la concentration est de mise. Cela n’empêche pas à une partie du public d’être volatile et confirme le fait qu’une configuration assise aurait été, peut-être, plus approprié. Mais, entre les morceaux, le cynisme du Chapelier ramène la foule à une écoute attentive. Quelques jambes tentent d’ailleurs de s’abandonner sur un Fritz Lang mutin. Et lorsque Louis fait mine de quitter la scène, ce n’est que pour mieux revenir, deux fois.

Pendant 1h20, le Chapelier Fou aura réussi à dompter le public, l’obligeant à s’évader. Doux catalyseur de songes, cette musique aura eu pour vertu de totalement nous accaparer l’esprit, nous laissant doucement reprendre pied au moment de fouler les pavés toulousains.

 

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans concert-soirée-festival
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