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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 13:57

Date : 23 novembre 2010

Lieu : Zenith (Paris)

 

La venue de la multinationale Gorillaz à Paris permet de spéculer à tout va sur la liste des invités potentiellement présents pour ce show de grande envergure. L’évènement, sold-out depuis 6 mois suite à une vente des 5.000 billets en quelques minutes, rassemble un public disparate, présent dès l’ouverture des portes à 18h30. L’impatience se mélange à une douce euphorie. Tout le matériel est déjà sur scène ne laissant transparaître aucune inconvenue possible.

 

Little Dragon commence par nous affliger d’un concert de trip-hop accéléré insignifiant, heureusement, ça ne durera pas plus de 20 minutes. On change de niveau avec l’arrivée des excellents De La Soul. Le public n’est pas spécialiste en la matière mais joue le jeu. Le trio sait comment faire bouillir un auditoire et joue avec les codes du hip-hop. Les tubes s’enchaînent à toute vitesse, les bras se lèvent au moindre beat funky. Les 45 minutes sont un pur plaisir old-school et lorsqu’à la fin déboule le mythique MF Doom, ça devient fou.

 

Tout est désormais en place pour faire du concert de Gorillaz la grand messe attendue. Le groupe prend lentement place sur le devant de la scène au son d’une intro orchestrale. Le côté grandiloquent sied parfaitement à la scénographie. L’écran géant ne s’éteindra jamais, permettant ainsi de nous plonger en permanence dans l’univers visuel du groupe.

Les morceaux du dernier album s’enchaînent rapidement, quittent à perdre en spontanéité. Etrange paradoxe de vivre davantage un show qu’un concert. Damon Albarn est un professionnel hors pair, il demeure le chef d’orchestre de ce ballet pouvant compter jusqu’à 25 musiciens sur scène. Alors que le brouhaha sonore était à craindre, le son est d’une rare clarté. Jamais les instrumentations ne se télescoperont, tout est très carré. Trop parfois. En effet, les morceaux restent totalement fidèles aux albums sous la contrainte de vidéos non modulables. Parfois, le concert se transforme en simple visionnage de clips au détriment du groupe. C’est dommage tant les deux capitaines du navire que sont les anciens Clash, Paul Simonon et Mick Jones, ont la classe.

Les featurings s’enchaînent alors. L’Hypnotic Brass Ensemble permet de miser pleinement sur des cuivres conquérants, Bobby Womack transporte subtilement le single Stylo, De La Soul s’éclate sur Superfast Jellyfish, Neneh Cherry s’époumone sur Kids With Guns. Mais après 40 minutes de concerts, un certain ennui s’immisce lentement… et durablement. Le problème venant sans doute du manque d’émotion émanant de ces chansons un brin trop formatées et prévisibles, manquant cruellement d’envergure. Tout cela est bien enrobé mais un brin lancinant. Même l’apparition exceptionnelle de MF Doom sur November Has Come est bien trop polie. Il faudra attendre le tube D.A.R.E. pour redynamiser tout ça.

Heureusement que Damon s’éclate. En ne tenant pas en place, il réussit progressivement à ramener le public à lui. Et le rappel va permettre au concert de redevenir ce divertissement de masse efficace. L’enchaînement de Feel Good Inc. avec Clint Eastwood déchaîne autant le groupe que le public. Après plus de 2h de show, le concert peut s’achever sous les acclamations.

 

Difficile d’avoir une idée tranchée sur cet énorme blockbuster qui avait tout pour convaincre. Même si le public semble avoir pris majoritairement son pied, Gorillaz reste une machine parfois trop prévisible et manquant de relief pour pouvoir emmener l’auditeur dans son monde. Mais le show visuel et le fait de pouvoir contempler autant de monstres sur scène valait à lui seul le détour.

 

http://news.jukebo.fr/files/2010/09/gorillaz.jpg

 

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans concert-soirée-festival
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commentaires

Morrison J. 24/11/2010 18:41


T'as kiffé, t'as kiffé ! Faut pas avoir honte comme ça ! Gorillaz quand tu connais pas Zappa ça déchire c'est sûr... :)


Bon y'a Senking ce soir au rex pour ceux - ou celles (lol) - qui voudraient respirer le même air que moi...