Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • : Au confluent des musiques électroniques, du rap et des autres styles, ce blog, ouvert et curieux. Chroniques de l'actualité des sorties IDM, électronica, ambient, techno, house, dubstep, rap et bien d'autres encore...
  • Contact

Recherche

Archives

Catégories

8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 11:23

Date : 7 avril 2011

Lieu : Gaîté Lyrique (Paris)

 

La Gaîté Lyrique, nouveau lieu tant vendu par les instances officielles comme étant celui allant enfin permettre à Paris de revenir sur l’échiquier européen de la vie nocturne électronique, est clairement un endroit qui a de la gueule. Savant mélange de moderne et d’ancien, tel le superbe bar jouxtant la grande salle de concert, la Gaîté Lyrique est un espace des plus accueillants malgré son aspect, de prime abord, froid. Malgré cela, on reste bien loin de l’underground et on se voit mal en train de fumer des clopes, une canette tiède à la main. Paris reste Paris, la faune qui l’accompagne ne changera jamais et tout reste cadré et aseptisé, il va juste falloir apprendre à jongler avec.

 

Après une semaine dédiée à Berlin, c’est au tour du festival Super Mon Amour ! de faire halte dans le 3e arrondissement. La salle de concert accueillant les 4 groupes du soir est irréprochable. Pour la première fois depuis longtemps, Paris dispose enfin d’une salle de concert avec une acoustique digne de ce nom (la Cité de la Musique étant hors catégorie).

Tout débute avec les mancuniens de Dutch Uncles et leur rock très madchester vu et entendu 1000 fois ces 30 dernières années. La voix du chanteur est horripilante. 10 min plus tard, je préfère me délecter d’une bière fraîche plutôt que de m'abimer les oreilles.

Heureusement, Baths prend la suite. Le petit prodige de l’électronica envoûtante va livrer un set d’une maîtrise absolue. Les racines californiennes du mec transpire à chaque beat. Ca claque, ça glitch, ça cut et ça s’envole à tout va. Une bonne partie de son excellent album, Cerulean (chroniqué ici), est passé à la moulinette. Les morceaux sont réinventés, prennent une ampleur insoupçonnée. De prime abord réticent, le public tombe progressivement sous le charme. Baths est aux anges, il veut en donner plus, la foule trépigne. Mais le timing est serré. 30 minutes plus tard, c’est sous un tonnerre d’applaudissements qu’il quitte la scène.

Quelques instants plus tard arrive Factory Floor. La soit disant révélation londonienne va plomber l’ambiance avec son mélange de cold-wave et de rythmes techno lancinants. C’est d’un plat assomant. Les rythmiques robotiques n’arriveront jamais à provoquer la foule. La réputation du groupe n’est en rien méritée.

Dan Deacon se charge de redynamiter tout ça via son électro foutraque et ludique. Un concert de Dan Deacon relève davantage de l’expérience et demande une forte implication personnelle. La majorité du public se prête au jeu, chaque morceau est prétexte à une danse relevant autant de la transe chamanique que du délire crétin avant de finir dans un joyeux pogo. C’est jouissif au possible, l’exutoire devient contagieux. Dan Deacon joue dans la foule et provoque des battles complètement absurde. En moins d’une heure, des litres de sueurs se déversent dans la fosse. On en oublie presque la musique, sorte d’électro psyché à la rythmique sans garde-fou, pour se concentrer uniquement sur le délire dansant. Le concert est une formidable escapade régressive.

 

Cette soirée de Super Mon Amour ! aura permis de prendre le pouls de ce renouveau parisien. On retiendra principalement de ce lieu, une salle de concert irréprochable et de cette soirée un concert en apesanteur de Baths. Il y a tout de même fort à parier que la Gaîté Lyrique va vite s’imposer comme le lieu incontournable des soirées électroniques parisiennes.

 

http://www.hartzine.com/wp-content/uploads/2011/03/super-mon-amour-e-flyer-paris.jpg

par B2B

Partager cet article

Published by Chroniques électroniques - dans concert-soirée-festival
commenter cet article

commentaires