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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 14:29

Date : 31 juillet 2010

Lieu : La Machine du Moulin Rouge (Paris)

 

Le coeur de l'été parisien n'est généralement pas la meilleure période pour clubber. Toutefois, cette année, avec la réouverture du Rex pour le mois d'août et le programme attractif du Social club délocalisé, il reste de quoi bouger son corps sans trop compromettre ses oreilles dans la chaleur estivale de la capitale. Nous avons nous choisi La Machine du Moulin rouge, avec à l'affiche l'inventif Daedelus et le pétillant Jackson, pour, nous l'espérions, nous repaître de la combinaison Ninja Tune/Warp. Malheureusement... malheureusement cette soirée Katapult n'a pas tenu ses promesses.

 

Tout commençait plutôt pas mal. Devant les trois personnes arrivées peu après l'ouverture, DJ Seep proposait une attrayante sélection abstract/liquid hip-hop assez pointue et faisant rapidement osciller les têtes. Pas forcément très dansant, son mix semblait offrir un bon apéritif avant Daedelus. Quelques touches de rap, et l'affaire était plutôt emballante. Un début en trompe l'oeil car le Parisien était en fait chargé de faire monter l'ambiance dans un style plus dansant avant de laisser sa place. Il décide donc de tourner plus house et d'offrir un set nettement moins intéressant, dans un style efficace des plus déplaisants.

Il doit être dans les 1h quand Daedelus (en photo ci-dessous) prend le relais nourrissant quelques espoirs et quelques doutes sur la manière dont il peut assurer la relève dans sa veine électronica. Il annonce tout de suite qu'il va démarrer doucement pour faire monter peu à peu la pression. Il semble ensuite faire exactement l'inverse, partant pied au plancher avec des basses vrombissantes ! Entre dubstep et techno-house, l'Américain envoie sérieusement la sauce, jouant énergiquement avec ses surface de contrôles colorées, pour le plus grand plaisir du public. Je ne partage pas vraiment la satisfaction ambiante, surpris par ce live extrêmement orienté pour la piste de danse et dont l'intérêt est assez fluctuant. Si les quelques déstructurations des beats ou les clins d'oeil musicaux (n'est-ce pas Bjork ou le Born Slippy d'Underworld qui se glissent dans le fond ?) relèvent un peu le niveau, l'ensemble manque de l'originalité que l'on peut espérer de l'homme à la fameuse jaquette. Son set et plié assez vite, mais que peut-on attendre alors de Jackson ?

 

Daedelus

 

L'homme à la tignasse digne de Sheila (en photo ci-dessous) arrive tout sourire sur scène avec son petit blouson en jean blanc. Il balance un premier CD... et nous savons que tout espoir est perdu. Que pouvait-il alors arriver de pire ? l'arrivée de SebastiAn, autre Parisien dont les sets ne nous ont jamais emballés. Le duo nous fait donc un remake de la soirée Warp/Ed (chroniqué ici) sans plus de réussite. Les deux DJ enchaînent des titres pompiers rentre-dedans, multiplient les montées qui mènent nulle part et les breaks sans saveur. Jackson apporte parfois des touches plus convaincantes quand SebastiAn offre des références rock cassant la tentative de fil conducteur. La salle à moitié pleine se viderait-elle déjà ?

 

Il ne reste plus qu'à fuir, déçu. Hormis le début du warm up, la soirée n'a été ni satisfaisante pour l'esprit, ni pour les jambes.

 

Jackson.JPG

par Tahiti Raph

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Published by Chroniques électroniques - dans concert-soirée-festival
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