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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 11:29

Date : 9 juin 2010

Lieu : La Cigale (Paris)

 

Une des meilleures (petites) salles parisiennes et un public chauffé à blanc, la cadre de ce concert des trop rares Cypress Hill était parfait. Le résultat fut à la hauteur des attentes avec un décor qui mélange logo du groupe, image du nouvel album et quelques gros sigles fluorescents affublés de têtes de mort.

 

20h30, pas de première partie, le DJ Julio G (et non pas Muggs) prend place derrière ses platines alors que le fidèle Eric Bobo est toujours présent aux percus. La phrase d'intro du dernier album, Rise Up (chroniqué ici), résonne, suivi du premier titre de celui-ci. La fosse est déjà en ébullition ! C'est partie pour une heure et demi pendant laquelle les Californiens vont démontrer toute la cohérence de leur discographie, enchaînant les titres sans se soucier de leur âge. Ils peuvent ainsi passer de How Could Just Kill A Man, publié en 1991 sur leur premier album, à Light It Up, sorti cette année, sans que cela choque le spectateur. Ce sont toutefois les vieux morceaux, comme ce Insane In A Brain incendiaire, qui font le plus réagir. Après cette mise en bouche entamée pied au plancher, Cypress propose un best of thématique : Sen Dog au micro et B Real aux percus pour un passage latino (Latin Lingo, Armada Latino) qui précède une série tout spliff dehors avec notamment I Wanna Get High, Hit From The Bong, Dr Greenthumb et K.U.S.H.. Le show est parfaitement rodé, même le jeu de scène entre les deux MC... les deux comparses semblent autant s'amuser à repousser les spectateurs montés sur scène qu'à refuser de se passer le joint pour illustrer leurs paroles. Leur plaisir est visible.

CypressHill2.jpg

Après cette première vague passée à cent à l'heure, sans toutefois paraître bâclée, Sen Dog et B Real quittent la scène pour laisser Julio G et Eric Bobo se lancer dans une petite démonstration... technique pour le premier, solo inspiré pour le second. La suite du concert sera du même niveau. Moments plus tranquilles avec des extraits de Temples of Boom (Throw Your Set In The Air, le magnifique Illusions) puis le ton monte avec Cock The Hammer, Lick A Shot ou Pigs. Ambiance gangsta garantie dans une salle complètement enfumée. Le groupe invite Young De à faire quelques backs inutiles sur deux ou trois morceaux, puis vient le premier final avec un Rise Up où la guitare de Tom Morello, sortie seulement des platines, met encore un bon coup de fouet au public. Celui-ci a bien été chauffé par les nombreuses invectives du duo de MC les incitant à maltraiter leurs cordes vocales.

Le rappel sera tout aussi intense, avec une montée en puissance parfaitement maîtrisée : A To The K puis It Ain't Goin' On Like That pour mener à l'explosion de Rock Superstar qui rend folle la fosse. Sen Dog se permet même un court slam (bien encadré) pour répondre à tous ceux qui ont eu lieu pendant le concert.

 

Peu de morceau rock, aucun en espagnol, l'album IV peu repris, et pourtant une réjouissante déferlante de titres. Les spectateurs auront évidemment préféré les classiques, mais les extraits de Rise Up n'ont pas fait retomber l'ambiance. Irréprochable.

par Tahiti Raph

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Published by Chroniques électroniques - dans concert-soirée-festival
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commentaires

shift. 02/10/2010 03:06


Putain, je les ai vu hier en Australie, à Brisbane dans la super salle du Tivoli. Certainement le meilleur concert de Hip hop de ma vie, mais même peut être un des meilleyrs tout court. Rise Up
s'intègre parfaitement en effet dans le reste des morceaux de la discographie, B Real est hyper charismatique, Sen Dog a une puissance de fou, l'un finit par jeter sa casquette dans le public,
l'autre se jette carrément dedans.
Génial.
Et les hautes sécurités d'Australie n'ont rien pu faire malgré toutes les mesures prises, on fume comme des porcs en concert avec eux.


l'Astre 10/06/2010 16:56


Putain j'ai même pas calculé qu'ils passaient... j'aurais au moins aimé avoir le choix de ne pas y aller (chose que j'aurais surement faite...). Mais je ne dirais pas de mal de cypress, je ne suis
pas la pour ca et puis j'ai pas envie...
...Je suis la pour me défendre et répondre aux attaques dont je suis la victimes de choix, semble t'il! (phrase bancale s'il en est...).

Il y a tête de mort et têtes de mort petit coquin! Sache que dans la culture hispanique, Mexique en tête, les calaveras ne sont pas, comme par exemple pour les vanités (natures mortes) européennes,
présentes pour les mêmes fins et usages et, surtout, n'obéissent pas aux mêmes canons (puisqu'elles n'en comportent à vrai dire "aucun"). Ainsi il n'est pas rare, il est même très fréquent,
d'offrir une calaveras - c'est une expression de leur logos (sens platonicien du terme) de leur amour pour la vie et du Vivant; pas de leurs insondable bêtises - souvent multicolores à un amis pour
X ou Y occasions : autres que pour la fête des mort ou quelque chose de "mortelle trop toxique ça déchire on est tonitruants"... : qu'un groupe de chicanos de LA arbore fièrement des calaveras ,
c'est autre chose, tout autre chose, qu'autre chose...


+

l'Astre


Chroniques électroniques 10/06/2010 17:08



Je n'ai donné aucune interprétation à la présence des têtes de mort...


Et Cypress repasse à Paris pour Rock en Seine.


Raph



Benjamin F 10/06/2010 12:30


Ça fait plaisir d'apprendre qu'ils ont conservé le niveau :)