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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 09:32

Date : 5 octobre 2011

Lieu : Gaité Lyrique (Paris)

 

Ultime soirée que nous couvrons pour le festival Factory, c’est cette fois-ci un retour aux sources de la techno qui nous est proposé. Hommage à la mythique Detroit oblige, Carl Craig est venu endosser son éternel costume de 69 pour un live résolument rétro mais ô combien offensif.

 

Avant cela, c’est sous une Gaîté Lyrique timide que débute Urban Tribe. Ode aux DJsets à l’ancienne, Sherard Ingram est concentré sur ses platines vinyles. Son tee-shirt annonce l’esprit : « Hey labtop DJ, your girlfriend prefer 12 inches ». Mais quand on s’avance avec autant de prétention, mieux vaut assurer. Malheureusement, ce DJset oldschool n’arrivera jamais à tenir la cadence. La faute à un étrange parti-pris, celui de ne pas rester bloquer sur un morceau plus de 2 minutes. Les boucles techno s’enchaînent sans réelles convictions, les montées sont annihilées par des enchaînements abruptes. Le public parisien, anesthésié comme à son habitude, n’en finit plus de quitter la salle pour se réconforter autour d’une pinte. 1h30 et 50 morceaux plus tard, Urban Tribe quitte la scène sous de timides acclamations.

 

Heureusement, quelques minutes plus tard, le maître Carl Craig va remettre les pendules à l’heure. Le live annoncé va permettre de dynamiser le public. Ce soir, Carl Craig redevient 69 pour un live complètement acquis à la techno de Detroit. Une grande partie des productions de l’époque (la majorité des compositions de 69 s’étendant entre 1991 et 1994) va passer entre les oreilles du public. Carl Craig débute son live, masqué, au clavier. Une fois le climax installé, il n’a plus qu’à dérouler ses titres. Et l’américain a décidé de taper fort, très fort. Bien lui en a pris étant donné la qualité irréprochable du sound-system de la Gaîté Lyrique. Il est 23h et ça tabasse sec. Une partie du public ne tiendra d’ailleurs pas longtemps devant les coups de boutoir du DJ. Mais ce qui reste frappant c’est cette contemporanéité dans ces productions ayant 20 ans derrières elles. Alors même si le live est inégale (montées trop longues, impression de montagnes russes, difficultés à maintenir la cadence), il n’en reste pas moins jouissif de pouvoir bouger son cul sur une techno de Detroit aussi prenante. Carl Craig finit son court live (1h) sous les acclamations du public et, fidèle à lui-même, vient saluer chaleureusement la salle. Il est minuit et pourtant, l’agréable impression d’avoir danser toute la nuit se fait sentir.

 

http://www.festival-idf.fr/2011/medias/ronds%20artistes%20bulle%20def_21_thb.jpg

 

par B2B

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Published by Chroniques électroniques - dans disque
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