Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • Chroniques électroniques - Chroniques de disques, de concerts, de festivals, de soirées de musiques électroniques, rap et bien d'autres...
  • : Au confluent des musiques électroniques, du rap et des autres styles, ce blog, ouvert et curieux. Chroniques de l'actualité des sorties IDM, électronica, ambient, techno, house, dubstep, rap et bien d'autres encore...
  • Contact

Recherche

Archives

Catégories

24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 19:29

Sortie : février 2011

Label : DFragment Music

Genre : Expérimentations

Note : 6

 

Redrails est né de la rencontre du violoniste Baltazar Montanaro-Nagy et de l'expert en musique assistée par ordinateur Tadahiro Yokogawa. A ce duo vient s'ajouter Serge Ortega, ses effets et ses samples, qui travaille aussi la spatialisation de l'ensemble. Enfin, Dominique Poutet alias Otisto 23 (associé notamment à Laurent de Wilde sur l'album Fly! chroniqué ici) a donné un coup de main pour donner sa patine à l'objet final, illustration cinématographique d'un conte abstrait. Il sera d'ailleurs intéressant de voir le groupe en concert où une création multimédia de Renaud Vercey apporte un support visuel.

 

Il est d'abord question de violon. Seul, aigu, avec un air des Balkans. Puis l'espace s'agrandit et d'autres sonorités viennent accompagner l'instrument. L'archet de Baltazar Montanaro-Nagy n'est plus l'unique source musicale. Rythmique sobre ou autres bidouillages viennent se poser à ses côtés. Comme sur Fly!, le violon est réutilisé pour l'alimenter en avatars déformés. Rien n'est précipité, toute la place est laissée pour apprécier les expérimentations des protagonistes. Sur Maman, la complainte est sensible. Les cordes meurtries attendent un tempo rugueux et minimaliste qui médite son apparition sans partage. L'instrument est souvent prédominant et il faut écouter avec attention pour percevoir les boucles du Japonais. Ainsi avec Avant La Guerre, le violoniste virevolte sur un faible battement et de discrets grésillements, bien que le final soit bien plus dense.

Il n'est pas toujours aisé d'apprécier la cohabitation entre les mélodies organiques et chargées de sentiment et les touches numériques versant dans un ambient plus froid. Tea Time ou Le Chat Sur La Fenêtre - et ses influences méditerranéennes - marient par exemple des contraires qui se cherchent par touches timides. Des opposés qui s'accommodent tout en semblant entretenir une certaine distance entre eux. La rencontre prend son envol sur Scotch où un kick énergique donne le signal au violon, parfois largement modifié, pour se disperser. Les presque huit minutes de Strike qui vient ensuite sont nettement plus méditatives...

 

Cet album surprenant intéressera les curieux de l'expérimentation sonore, ceux à la recherche de musique autrement, loin de repères habituels. Il déstabilisera en revanche fortement les autres.

 

http://www.internexterne.org/IEX/IMG/jpg/RedRailsVisuweb.jpg

par Tahiti Raph

Partager cet article

Repost 0
Published by Chroniques électroniques - dans disque
commenter cet article

commentaires